Num me dens obruit, an qiiae (aliqua
Lecta Prometheis dividit (nos) herba jugis?
(Propert., Ëleg.,l, xii, 10.)
2. Argonaut.j JU, 851 sqq. — 3. VIII, 355 sqq. — 4. Jfed., 708. Cf. 821.
5. Schol. Pindar., Pyth., V, 35. Peut-êlre cependant, comme l'a sûupçonnné Bœckh, Grœc. trag. princip.^ ix, une erreur de copiste at-elle substitué, daDs ce témoignage, le nom de Sophocle à celui d'Eschyle.
G. Argiira. Prometh. JEschy]. Voyez, sur les fragments de cette tragédie et le plan auquel on les peut rapportar, E. A. J. Arhens, Sophocl. fragm., éd. F. Didot, p. 324 et suiv.
7. Lebeau jeune^ Mèm, de VAcad. des inscript. y t. XXXV, p. 450 et suiv.; M. Edgar Quinet, Préf. de son Prométhée. —8. Sophocl., Œdip.
Col., 55, schol. — 9. ^schyl., Agam., 3Q7i Lucret., de Nat, rer., II, 78i Pers., Sat.^ yi, 61j etc.
ESCHYLE
ils étaient fatigués, le passaient à d'autres plus frais ou plus agiles*. Un fragment de Ménandre^ nous parle des
nombreux tableaux qui représentaient, à Athènes, le supplice de Prométhée, et parmi lesquels, sans doute, il faut compter, bien que Pline n'en ait rien dit, celui de Parrhasius, qui a donné lieu, de la part des déclamateurs, à une étrange histoire, racontée depuis de Michel-Ange ^
Dans les Oiseaux d'Aristophane, le personnage qui vient
de rOlympe donner aux habitants de Néphélococcygie
des conseils secrets contre les dieux leurs rivaux, et qui
se présente si mystérieusement, caché, sous un parasol, aux regards de Jupiter, et la têle voilée, n a pas plutôt
laissé voir son visage, que le fondateur de la ville nouvelle, l'A thénien Pisthéthérus, le reconnaît, et sans explication le salue farnihèreraenl de ces mots : « Ah! mon cher Prométhée*! » Un dieu qui représentait l'activité de
Tesprit, Tindustrie humaine, la culture sociale, la civilisation, devait être, on le conçoit, populaire chez les Athéniens, le bienvenu sur leur théâtre ou tragique ou même
comique.
Il s'est montré depuis, avec tant d'autres personnages de la tragédie grecque, sur la scène latine, dans la rude
et énergique imitation faite du chef-d'œuvre d'Eschyle
par le vieil Attius, et que Gicéron, je le soupçonne et Tai
déjà dit, a en partie refaite ou complétée. Quelques vers,
qui se rapportent évidemment à la captivité et aux souf-
1. Aristoph., Itan., 131,schol., 1100; Menandr., Fragm. inccrt., vi,
3 (Cf. Lucian., Amor., xliii); Plat., Legg,, VI; de RcpuhL, I (Cf. V.
Cousin, trad., t. IX, p. 3, not. p. 332); Pausan., AU., xxx; JUiet. ad //erenn., IV 46; HYg.^Astron.poet., II, Sagilta, etc. Cf. Meurs., GrcTC.
Jenat.; Barthélémy, Voyage du jeune Anacharsis, xxiv. — 2. Ihid.
3. Voyez chez Sénèque {Controv., V, 34) divers exercices de rhétorique sous ce titre : Parrhasii Prometheus. Ce sont des plaidoyers contre le peintre qu'on supposait avoir ficheté de Philippe un prisonnier olynthien, l'avoir fait périr à ses yeux dans les tourments, pour exprimer au naturel, d'après ce modèle, les .souffrances de Prométhée, et, souillé d'un tel crime, n'avoir pas craint d'orner de son tableau le temple de Minerve. Il n'y a probablement de vrai dans tout cela que
rcxistence d'un Prométhée de PanhasiuSj placé dans le temple de Minerve.