Aiisloph , Vian. y
pouvons juger fort heureusemeiit par nous-mêmes, se développe en trois drames, qui sont comme les actes d'un autre drame résultant de leur union, le cercle entier de
la de>tinée d'Oreste, poussé au crime par le devoir de
venger le crime , et , comme on Ta dit d'Alcméon , fado
pins et sceU valus ccdem\ si coupable et si innoceDl tout
ensemble, que ia faveur seule des dieux peut départager
la justice humaine. Le nom de Lyciirgie a été aussi donné parles anciens' à une suite de pièces qui ne nous sont
connues que par les savantes et ingénieuses restitutions de la critique % et qui toutes se rapportaient aux divers incidents de la lutte du roi de Thrace, Lycurgne , contre l'introduction du culte de Bacchus. Une didascalie récemment publiée* nous apprend qu'Eschyle remporta une de
ses victo res dran:iatiques , sur i^ne Lycurgic , tétralogie
de Polyphradraon , avec trois tragédies, Laïus, Œdipe, les Sept devant Tlièbes, dont les litres seuls marquent la
liaison, la connexité. Il est remarquable que les drames satyriques ajoutés, selon la coutume, aux trois trilogies
n'étaient pas eux-mêmes sans rapport avec ce qui en formait le sujet général. Cela est évident pour ceux qui avaient pour titres précisément Lijcurgiiey le Sphinx; on peut le croire du troisième, qui, sous le titre de ProUe\
paraît avoir complété ce qui est dit obscurément dans VA-
gameimion de la disparition de Ménél s, par la peinture
famiUère de ce qu'Homère raconte assez familièrement
sur son séjour en Egypte, sur ses aventures avec la fille
de Prêtée, et Protée lui-même*. UOmiie, Isl Lijcurgie, ajoutons-y, d'après la nouvelle didascalie, la Thébaïde, les