‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 14 sur 893 · Aiisloph , Vian. y · texte numérisé non relu

Aiisloph , Vian. y

pouvons juger fort heureusemeiit par nous-mêmes, se développe en trois drames, qui sont comme les actes d'un autre drame résultant de leur union, le cercle entier de

la de>tinée d'Oreste, poussé au crime par le devoir de

venger le crime , et , comme on Ta dit d'Alcméon , fado

pins et sceU valus ccdem\ si coupable et si innoceDl tout

ensemble, que ia faveur seule des dieux peut départager

la justice humaine. Le nom de Lyciirgie a été aussi donné parles anciens' à une suite de pièces qui ne nous sont

connues que par les savantes et ingénieuses restitutions de la critique % et qui toutes se rapportaient aux divers incidents de la lutte du roi de Thrace, Lycurgne , contre l'introduction du culte de Bacchus. Une didascalie récemment publiée* nous apprend qu'Eschyle remporta une de

ses victo res dran:iatiques , sur i^ne Lycurgic , tétralogie

de Polyphradraon , avec trois tragédies, Laïus, Œdipe, les Sept devant Tlièbes, dont les litres seuls marquent la

liaison, la connexité. Il est remarquable que les drames satyriques ajoutés, selon la coutume, aux trois trilogies

n'étaient pas eux-mêmes sans rapport avec ce qui en formait le sujet général. Cela est évident pour ceux qui avaient pour titres précisément Lijcurgiiey le Sphinx; on peut le croire du troisième, qui, sous le titre de ProUe\

paraît avoir complété ce qui est dit obscurément dans VA-

gameimion de la disparition de Ménél s, par la peinture

famiUère de ce qu'Homère raconte assez familièrement

sur son séjour en Egypte, sur ses aventures avec la fille

de Prêtée, et Protée lui-même*. UOmiie, Isl Lijcurgie, ajoutons-y, d'après la nouvelle didascalie, la Thébaïde, les

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