‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 349 sur 893 · J. Poil., IX, 50; schol. Theocrii.. II. lo · texte numérisé non relu

J. Poil., IX, 50; schol. Theocrii.. II. lo

HIPPOLYTE

plutôt porte-covronnc*^. Aqui remontent-elles, à Euripide lui-même ou aux grammairiens? On ne le sait. On ne sait pas davantage ce qu'elles signifiaient. Les uns, les expliquant métaphoriquement, et, je le crains, subtilement, y ont trouvé l'expression de la fortune diverse des deux Hippolyte, le second, par l'éclat de sa couronne, ayant, ontils dit, effacé et comme voilé le premier^ ; les autres, dans leurs explications, se sont plus rapprochés du sens littéral; pour eux', V Hippolyte porte-couronne a été simplement celui qui, dédaignant Vénus, offre à Diane, avec ses hommages, la gracieuse couronne décrite par le poëte * j et VHippolyte voilé, tantôt» le malheureux fils de Thésée rapporté à son père, d«^jà mort et, selon l'usage^ couvert d'un voile ; tantôt le chaste beau-fils de Phèdre recevant avec confusion l'aveu de son amour, et par pudeur se couvrant le visage'. Ces interprétations spécieuses se rapportent à l'opinion que se sont formée assez généralement les critiques» du plan primitivement adopté par Euripide, et, comme il avait blessé en quelques points le public^ ensuite modifié par lui; ils s'accordent, à peu près, à penser qu'Euripide d'abord, poussant à bout, avec une hardiesse qui ne fut point approuvée, la passion de Phèdre, la lui avait fait avouer, de sa propre bouche, à celui qui en était l'objet. C'est ce qui leur paraît résulter de deux fragments en tête desquels il n'est pas téméraire de placer les noms de Phèdre et d'Hippolyte.

PHÈDRE

J'ai pour m'enseigner à ne rien craindre, à tout oser, un

1. Argum. ïlippol.; Hesych., v. 'AvacxetpàÇcov; Priscian., etc.

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