‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 352 sur 893 · V. 175, 185 sqq., 208 sq., etc · texte numérisé non relu

V. 175, 185 sqq., 208 sq., etc

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niPPOLYTE.

applaudissement et honorée d'une couronne dans le plus

beau siècle des arts, par le peuple le plus poli de la terre;

une tragédie que les scoliastes, interprètes naturels du goût des Grecs, ont placée au premier rang', parmi les chefs-d'œuvre d'un grand poëte, parvenu à la maturité de

Tâge comme du génie (il avait alors cinquante et un ans) ; une tragédie connue même des barbares, dit Pausanias^, objet, chez les anciens et les modernes, de tant de citations, d'allusions, d'imitations de détail ; une tragédie

qui a excité l'émulation féconde, non pas seulement de

Sénèque, mais d'un poëte tel que Racine, ait été traitée,

par Voltaire, par La Harpe, son trop docile disciple',

avec tant de dédain. Aujourd'hui que l'on apporte à

l'étude de l'antiquité moins de préjugés modernes, moins de préventions nationales, et, il est permis à notre temps

de s'en glorifier, plus de patience et de lumières, on a

vraiment peine à comprendre comment des hommes de ce mérite ont pu montrer, dans l'appréciation de cet antique

ouvrage, tant de mauvaise foi, de légèreté, de volontaire ignorance.

Voltaire, rapprochant l'un de l'autre l'ouvrage de Racine et celui d'Euripide, s'est borné sur ce dernier à quelques assertions tranchantes'', fidèlement recueillies et commentées par La Harpe. La Harpe s'est chargé de montrer en détail ce que Voltaire avait seulement indiqué,

comment Racine, en empruntant à Euripide trente ou

1. T6 oè 6cià(jLa tûv TipwTcov. Argum. On a quelquefois entendu cela

de la victoire remportée par Euripide, avec ton Hippohjte couronné y sur lophon et Ion ; mais, ceUe victoire étant rappelée quelques lignes plus haut, il est protable que le scoliaste n'y est point revenu dans ce

passage. C'est l'opinion de Dupiiy, dans des Remarques critiques sur

le texte et sur quelques traductions de VHippolytej lues en 1775 à l'Académie (les Inscriptions el Belles-lettres, et insérée-; danfî le recueil de ses Mémoires, t. xli, p. 433, où on fera bien de les chercher.

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