Àrguri. Hippol. Cf. Clinton, Fast hellenic, p
HIPPOLYTE
Périclès, et un critique peu favorable à l'ouvrage* a cru
devoir attribuer en partie l'accueil qu'il reçut du public
au rapport que présentait avec un événement, dont les
esprits devaient être si préoccupés, cette conclusion, substituée, pense-t-il, par le poëte, dans l'intérêt même du rapprochement, à une autre meilleure, par laquelle se terminait V Hippolyte voilè^ :
THÉSÉE
Terre célèbre de TAttique, royaume de Pallas, de quel
homme vous allez être privés! Malheureux, que de lois je me souviendrai de tes coups, ô Cypris !
LE CHŒUR
A tous les citoyens est commune cette douleur inattendue; elle fera répandre bien des larmes ; car les regrets que Ton donne à la perte des grands hommes, vont toujours s'augmentant ^.
D'autres passages de la pièce \ où il est question de la maladie morale qui tourmente Phèdre, paraissent au
môme critique avoir pu être détournés de leur sens métaphorique à l'expression des douleurs d'Athènes ellemême, pendant la contagion qui venait de lui enlever,
avec tant de citoyens, le chef de l'État, et n'avoir pas été
sans influence sur le succès de la tragédie. Quoi qu'on en doive penser, son succès fut complet : le même témoignage qui nous apprend à quelle époque elle reparut au théâtre, nous fait connaître qu'elle obtint le prix sur deux ouvrages, l'un d'Iophon, l'autre d'Ion, lesquels n'eurent dans ce concours que la deuxième et la troisième place.
Il est vraiment singulier qu'une tragédie reçue ave/
1. Bœckh, Crjcc. trag. princip., xivj voyez plus haut, p. 63.
2. Celait, selon Musgrave, Vakkenaer et autres, une strophe conservée par Slooée, \. 16, et dout voici le sens: « Hippolyte, héros bienheureux, qjels honneurs te vaudra la chasteté IRien chez les mortels de plus puissant que la venu; tôt ou tard vient pour elle le moloeni de la récompense. »