‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 369 sur 893 · Voy. Heyne, Yar. Lect. et ohscrv, in lliad. j IX · texte numérisé non relu

Voy. Heyne, Yar. Lect. et ohscrv, in lliad. j IX

HIPPOLYTE

grammairiens, Sosigène et Aristomède de Nysa, firent au texte une correction qui rendait Phénix complètement innocent à l'égard de son père*. Eh bien, cette dernière

correction, Euripide l'avait faite avant eux , peut-être d'après quelque poète cyclique , à l'histoire elle-même. Dans sa tragédie , la jeune maîtresse d'Amyntor, éprise du jeune Phénix, lui faisait des avances qu'il repoussait, et dans sa colère portait contre lui la même accusation qu'Ino contre Phryxus, Sténobée, ou, selon Homère, Antee contre Bellérophon, Phèdre contre Hippolyte. Trompé par elle, le père, dans sa fureur, faisait crever les yeux à son fils, et, comme Thésée, le chassait de sa présence et de ses Etats. C'est avec ces additions de la tragédie que

l'histoire de Phénix est rapportée par Apollodore*, qui y ajoute cette circonstance rappelée par Properce % mais peut-être étrangère au sujet traité par Euripide, que, sur la prière de Pelée , Ghiron rendit la vue à Phénix. Aux fragments grecs de la tragédie de Phénix s'ajoutent utilement, pour nous en restituer quelques traits *, ceux de l'imitation qu'en avait faite Ennius. Dans ce vers, par exemple, cité par Gicéron«, qu'on a négligé d'y comprendre :

^eque tuum unquam in gremium extollas hberorum ex te genus.

« Que jamais enfants, sortis de toi, ne soient reçus dans tes bras, pressés contre ton sein ! »

un critique • a reconnu avec vraisemblance un débris de

^ K Au lieu de : Tri TtieétxTiv xai êpe^a, ils mirent : Tyj où TtteéjAYiv oùg' 2. BIM. III, 13, 8.

/h?c ?«?• V' ^' ^^- ^^; ^''•^- ^^^«a"»-. vni, 307 ; De art. amat. I, 337 ; iots 2bi. Aux poètes latinsqui se sont souvenus de Phénix et de son

Zll T-\ x" ''^l'**^^ ^'^^^^® (^^*'^' 261) ajoute un certain Battus,

ZriVii l\^^r®-^l!J^*^l^^^'"^'^"^o°' P*^'""' °o« sans raison, bien !!],c ^Qo^ ^ Weichert, de L. Varii et Cassii Parmensis vita et carminious, 18,36, p. 139 sqq. V

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