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DE LA TRAGEDIE GRECQUE
lée en Sicile, Euripide et AgathoD, en Macédoine; gui,
de Sicile, avait passé dans les provinces méridionales de
riialie, où devaient un jour la prendre, pour aller l'établir
à Rome, Lîvius Andronicus et Ennius. De là beaucoup
de tragiques, étrangers, je le répète, à Athènes, mais qui, Platon nous Ta dit*, et nous le savons d'ailleurs par
plus d'un exemple, quand ils avaient quelque mérite, étaient fort jaloux de produire leurs œuvres, d'établir leur réputation dans les concours de cette métropole de la tragédie.
Mégare, où Susarion avait été chercher la comédie,
donna, selon Suidas, au théâtre tragique d'Athènes un poëte nommé Alcimène^. On se moquait chez les Athéniens, avec quelque ingratitude, du Rire de Mégare. On n'y traitait pas mieux les Larmes de Mégare^. Si, comme on l'a pensé* assez légèrement ^ les pièces d'Alcimène
avaient donné lieu à la seconde de ces expressions proverbiales, il n*aurait mérité que par le ridicule un souvenir de l'histoire littéraire.
Une épigramme de l'alexandrin Dioscoride*, conforme
à l'opinion, dont il a été question plus haut, qui réclamait pour les Doriens, les Sicyoniens, l'invention, de la
tra^î-^die, fait dire à la statue de Bacchus placée sur le
tombeau de Sophocle : « J'arrivais de Phiionte; j'étais
encore un dieu grossier, fabriqué de bois de chêne ; il me para d'or, me revêtit de fine pourpre.... » Deux anciens
tragiques, sinon la tragédie elle-même, étaient Phliasiens,
Pratinas et son fils Arislias, antagonistes, l'un d'Eschyle'', l'autre de Sophocle*, et particulièrement célèbres dans
le genre du drame satyriqae', fondé par le premier *^ Le monument d*Arislias se voyait encore, au temps de Pau-
sinias, sur la place publique de Phiionte**. On peut dire 1. Lâches, — 2. M. J. Girard ne l'oublie pas dans sa dissertation De
Megnrensium ingcnio, Paris, iSô'i. — 3. Hesychius, vv. réXwr, Meyapîcov ôaxpua. — 4. 0. Muller, Dor.^ II, p. 367. — 5. Voyez Meineke, Fraqm. comte, grœc, 1. 1", p 21. — 6. Anthol. Pal, VIF, 37. — 7. Sui'i., V. ITparivaç. — 8. Vit. Sophocl. — 9. Pausan., Corinth. , xjii. — 10. Suid., ibid. Cf. Hnral., ad Pison., v. 220. Schol. Acron,
— 11. PaUsan., ihid.
^^ HISTOIRE GÉNÉRALE
que le „,onument de Praticas était le théâtre ffiômc
d Atl 5nes, pnmit.vement construit en bols et reconstruît
en p.erres à la suite d'un écrouletnent survenu pendan la
Irnî: ft r "°''- .""°°' °" ^'^ '^""^'^S'^ ''o"' elle faisait parue, lut couronnée *,
La liste des ancieus tragiques dirang, rs à Athènes
Suidas^ suffisait pour établir que Simonide de G^os que grand yr^,ue de Thèbes, Piodare, ont lait des tagéd.e , et le dernier particulièrement au nombre de divsept ; SI le caractère de leur pensée et de lour style quelfait aUrlbul'rf^" ''P'"".^^ " '"''>« '' "« ^^"'^ ^v t lait attribuer faussement des ouvrages de cette sorte»-
IZl ZIT' " "^^""°' qu'Hs'aieot existé ne e^ valent pas être, comme on l'a pensé*, renvoyés à cet(e
rag d.e lynpe des Doriens qui n'avait rienTdram !
Ss'. '' J'inveniion du drame chez les Allié-
Citons, en leur place, avec Achœus d'Érétrie et Ion de Chio, auxquels nous reviendrons, un aulre tra^inue de la
ans de vie a pu être Je contemporain d'Escllvle aussi Ih stc^rT tJr^f^ '' d'Euripil«. et assister linsi à cothuine, dit.on^ il paraît ne l'avoir pas lui-même
l.Suid., vv^npaTiva:, 'J/pCa.
lyriclTohllc^^^^^^^^^ comœdianue
de Suidas et le témo gna4 du scXl ÎÎ'a ''?" k "" ^'^ manuscdt^ réduit à une seule Sie oui nnS ât^^^ ^''P'^ 1^02,
quant à ceux de iSre iFne se croit^T^^%r'^ ^° Simor.ide;
croire, et l'on ne peut m eux r^i% n i h-'"^'''""^ autorisé à y
p 4^ BœCh, Corrus inscrit, .r/c.f tf I^p^" 7^5. Voyez plus haut,