AVANT-PROPOS
léressent, ainsi qu'on le dit quelquefois, qu'une curiosité érudite. Gomme elles tendent, plus ou moins, à nous replacer dans la situation du public auquel s*ofifrit d'abord la tragédie grecque, à la replacer elle-même dans l'ensemble des faits sociaux, religieux, littéraires, au milieu desquels elle
s*est produite, à en faire suivre les fortunes diverses, en d'autres lieux, en d'autres temps, chez de nouveaux imitateurs, de nouveaux appréciateurs, ces questions, avec tous les détails qui s'y rattachent, préparent certainement à des
jugements plus complets, plus sûrs, plus libres, plus dégagés des préjugés de l'habitude et de la théorie. En revenant
sur mon travail, je n'ai pas pensé que je dusse le restreindre en ce point, bien au contraire.
Je ne me suis point corrigé non plus d'une sorte de partialité pour les trois grands tragiques athéniens. Peut-être sied-il à la critique d'être partiale pour de tels poêles, de ne pas croire trop légèrement à leurs fautes, d'en essayer d'abord, avant de les admettre comme telles, de favorables interprétations. Ce qui lui sied surtout, ce qui est assurément
sa vocation la plus haute, sa plus utile application, c'est de
poursuivre le secret de leurs beautés, de les mettre, s'il est possible, plus en lumière.
Voilà les dispositions que j'avais apportées primitivement à ma tâche, et avec lesquelles je l'ai reprise. Paissent mes nouveaux efforts m'être comptés par les amis que conservent encore les lettres anciennes, dans notre temps aux préférences si modernes, si occupé d'intérêts présents, de politique et d'affaires 1
PREFACE