‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 415 sur 893 · Aristoph., Pac.^ 1013, schol · texte numérisé non relu

Aristoph., Pac.^ 1013, schol

3. Selon A. Nauck, ibid., p. 652. Sur Mélanthiuset Morsimus voyez

notre t. I, p. 68.

4. Schol. Md. Euripil., v. 167. Voyez sur ce po&le notre t. I,

.'). Sui 1. Eiidoc. Voyez sur ce poète notre t. I, p. 75.

G. J. Ptll. VII, 57, d'après la COI rection (le Ruhr. ken ; d'autres (Bpkker, Anecd. grœc., t. I, p. 90, h: Anti-alticista) donnent à cotle pièce le titre équivalent de Jasnn. Mais ni M. Meineke, IJistor. crit. corn. gi\TC., p 316, ni M. Kayser, ibid., p. 202 sq., lrait;;nt l'un d'Antiphane, l'autre d'Aniiphon, ne croie:ii à une Médée ou à un Jason de ce dernier.

Voyez notre t. I, p. 84 sqq., sur ce collaborateur de Denys, et sur Denys lui-n ênie, soupçonné par Elmsley d'êtie a issi auteur d'une Médée. Un manuscrit de Slobée, auquel renvoie Brunck (ad Mvd., p. 400), donnarit (Se/m. lxxvui) des vers attribués par d'autres manûscriisdu même lecueil à la Médée d'Euripile, où ils nn se trouvant point, comme étant d'un cet tain Biotus, parfaitement inconnu, Elm

sley, au lieu de B'otoy,apro[)osé de lire cette formule abrégée du nom de Denys le iyran , d^ nt les tragédies sont quelquefois citées par Stobée, ûto TU. Cette conjecture n'est point admise par M. F. G. Wagner, qui la combat en deux emlroits, au sujet de VEgée d'Euripide, Eurip. fragm., [•. 624, et de Denys, ibid., i». 111, Foet. trag. grcVC. frngm.

A. Nauck, îbi(/., adiret Biolus, avec sa Médéc^ au nombre des tragiquesgrecs dcint il recueille les fragment^.

7. Arisiot., lihel. H, 23. Noyez sur ce poêle notre l. 1, p. 99 sq.

posées sur ce sujet, avaient été parodiées, notamment par Strattis, Cantharus, Antiphano, Eubulus*. Je ne pense pas qu'aucune des tragédies de MèxUe qui

viennent d'être rappelées, à supposer qu'elles aient toutes

reproduit précisément le sujet traité dans la Médée d'Euripide, aient jamais prévalu sur cette belle œuvre. C'est

la Mèdèe d'Euripide que traduisit ou imita, chez les Romains, Ennius, ce disciple un peu rude du génie grec ^. C'est elle que, dit-on', Gicéron lisait dans sa litière au moment où il lut rencontré par ses meurtriers. C'est elle encore dont, suivant Plutarque et Appicn \ la nuit de la dél'aite de Philippes, quelques instants avant de se tuer, Brutus cita ce vers !

« O Jupiter, qu'il ne se dérobe point à tes regards,

l'auteur de nos infortunes ^ ! »

Honneur à l'œuvre dont s'occupait la pensée de tels

hommes, en de telles conjonctures, et dans laquelle ils

cherchaient une distraction à leurs maux, une expression

pour leur désespoir !

Continuant de suivre, à travers l'antiquité, les traces de cette belle tragédie, je crois les retrouver dans des vers où Virgile célèbre ce ciuel amour dont une mère

apprit à souiller sa main du sang de ses hls^ Je m'imagine qu'Horace, qui, dans son Art poétique, ainsi qu'on

n'en peut guère douter, l'avait deux fois choisie pour exemple', la désignait encore dans une de ses odes qui

représente l'épouse de Jason, fuyant, après sa vengeance,

1. Voyez Bœckh, Grxc. trag. princip., c. xui ; Meineke, ib'd., t. 1, p. 232, 2 1, 315, 36.T. Ces deux critiques sont d'accord pour restituer au comi'iue Antiphane là Médée donnée par Ruhnk^ au tragique Antiphon. Voyez page précédente, note 6.

2. Voyezdans les notes du chapitre précédent, passim, les fragments principaux de sa Médée.

3 Ptolenj. Hephœst., lib. V, Var hist., ap. Phot.

4. Plutarch, Vit. Brut., Lix ; Appian., Bell, civ, IV, 130. Voyez notre t. I, p. 140.

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