‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 42 sur 893 · Phitarch., VU. Timol.,xxxi. — b. nnd.,xxxui · texte numérisé non relu

Phitarch., VU. Timol.,xxxi. — b. nnd.,xxxui

près Suidas, on distingue d'un Carninus dAthènes, qui p^jssa quelque lemps près de Denys le Jeune (Diog. Laort., H, 7), et dont Diodore de Mcile (V, 5) cite des vers sur le myitie de Cérès, que ce séjour parau avoir inspirés (nous i.ariprons bientôt de ce poète), un Carcimis

d Agrigente. (Voyez Fabric. , liihliolhec. gr.-rc, t. 11, p. 290, Harlps. cr. Meiueke, Frogm. comic. grœc., t. I, p. .^06 sqq.) Peii'-ètre faiit-il faire remonter cette dernière qualification à un autre poëte tracicme du nom de Carcinus, grand-père de celui qui a le plus illustré ce nom soit qu'il fin originaire d'Agrigente, comme l'a pense M. Welcker et après lui M. Wagner {Poet. trag. grœc. f agm., édit. Didot, p. 81)soit, selon le sentiment de M. Kayser (nist. crit. trag. gr/rc n 98)' qu'api elé comme d'autres poètes en Sicile par Denys le Tyran il se fût, après sa mort, retiré à Agrigente. '

DE LA TRAGEDIE GRECQUE

C'est assez longtemps après la Sicile, que la Macédoine, tenue jusque-là pour barbare par les Grecs et restée rn dehors de leur littérature aussi bien que de

leurs affaire^, connut enlin les plaisirs du théâtre. Elle

dut seulement à son roi Archélaùs, dont Thucydide a vanté l'administration*, outre des jeux institués sur le modèle de ceux d'Olympie, la première institution de jeux scéniques qui devaient, comme les Dionysiaques d'Athènes, revenir tous les ans et durer neuf jours, en l'honneur des neuf Muses ^. Euripide, qu'Archélaiis avait su enlever à Toublieuse et négligente Athènes, de même

qu'autrefois Hiéron lui avait enlevé Eschyle, put présider à la représentation de ses ouvrages sur la scène macédonienne, et, outre son Chrysippe ', écrivit pour

elle ses Téménidcs^ son Archèlaûs *, les uns pris dans la fabuleuse histoire des descendants d'Hercule, ancêtres de Caranus, le fondateur du royaume de Macédoine, l'autre qui de plus reproduisait dans son titre le nom du roi régnant *. Ainsi ht très-probablement Agathon, qui se rencontra avec Euripide et lui succéda à cette cour

littéraire d'Archélaiis. Qui sait même si le scandaleux

ami d'Agatlîon, qui fut de ce voyage, comme semble

lattester, avec d'autres témoignages plus évidents, ce

litre d'une comédie de Strattis : Ixs M acà Ioniens ou Pau^

saniaSy ne composa pas lui-même en Macédoine les tragédies qu'on lui attribue *? Depuis, la tragédie athénienne, i?inoa toujours avec ses poètes, du moins avec ses acteurs, ne cessa d'avoir sa place dans les divertissements publics de la Macédoine, dans les fêtes données par ses rois, et elle se tro^v i quelquefois mêlée, bien

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