‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 433 sur 893 · C'est l'opinion deGod. Kermanu, tbid · texte numérisé non relu

C'est l'opinion deGod. Kermanu, tbid

sieurs de ces changements ayant paru' provoqués par des critiques d'Aristophane dans sa Fêle de Cirés* ^ dans ses Nuées^, et la première de ces deux comédies ayant été donnée la troisième année de la xciT olympiade, ou, selon d'autres*, la deuxième, il en résulte que s'il y a eu en effet une seconde édition de la Médce, elle a été séparée par plus de vingt ans de la première, laquelle date,

on s'en souvient, de la deuxième année de la lxxxvii' olym •

piade.

J'arrive à une troisième et dernière question : la Médée

d'Euripide tenait-elle par le lien de la trilogie , ou par quelque autre, à deux pièces du même poëte, prises dans la même histoire , ses Filles de PèliaSy son figée ^? Par le lien de la trilogie, non sans doute. Il a été dit ailleurs ^ que ce genre de composition complexe avait été particulier à Eschyle, et ne s'était guère rencontré après lui sur

la scène grecque; et nous savons, de plus, qu'entre la représentation des Fi/les de Pélia?^ qui furent son coup d'essai dramatique, dans la deuxième année de la Lxxxr olympiade', et celle de Mcdée, dont nous avons déjà plus d'une fois rapporté la date à la deuxième de la Lxxxvii*, il s'écoula vingt-quatre ans, intervalle certes plus que suffisant pour écarter toute idée de ce qui constituait la trilogie, c'est-à-dire non-seulement la communauté du sujet, mais la continuité du spectacle. Bornons-nous à reconaîtie que dans certains passages de la Médée étaient rappelées les Filles de Pélias, était annoncé Egée.

Immédiatement après les vers du prologue qui ont été

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