Trad. de Clavier
4. (lod. Hermann, Anmt. ad Med. ah ElmMo edit.- Oj>mr., t. III,
p. 255 sqq.; J. A. llartung, t6td., p. 346: C. Caboche, î6/V/., p. 7
au contraire, les ont regardés comme constants, ont cru en trouver la trace dans la pièce elle-même'.
Médée, refusant à Jason les corps de ses enfants, lui dit qu'elle les portera dans le bois sacré de Junon, et qu'elle les y ensevelira, pour que leur tombe, ainsi placée sous la protection de la déesse , ne puisse être insultée par des mains ennemies ; elle ajoute qu'elle établira dans
la terre de Sisyphe, c'est-à-dire à Gorinthe , une fête expiatoire, en souvenir du meurtre détestable qui les a fait périr. Il a paru aux critiques dont je parle que ce passage, où Gorinthe est flétrie par une expression méprisante, et condamnée à expier éternellement, dans des cérémonies commémoratives, la mort des enfants de Médée, était un débris de la première Médée, maladroitement rtîplacé dans la seconde. L'un d'eux*, poussant plus loin la conjecture , a avancé que cette annonce était faite primitivement par Junon elle-même, chargée de tout terminer
à la manière des dieux-machines du poëte, et que c'était à cotte conclusion, et non à celle qui l'avait remplacée, que devait s'appliquer la critique faite par Aristote ^ du dénoûment de la Mcdée.
De telles hypothèses sont ingénieuses, mais ce sont des hypothèses. J'inclinerais, pour mon compte, à n'en adopter qu'une partie, et à croire, premièrement, qu'il est fort possible que les Gorinthiens aient engagé Euripide non pas à changer la fable de sa Médée, mais, ce qui était plus naturel, à composer sa Médée -^ secondement, que s'il a remanié et reproduit sa pièce, les changements qu'il y a laits ont porté * non sur le fond, mais sur la forme. Plu-
sq., etc. Il est à propos de remarquer que l'argument tiré par M. Hartuug de la préexistence de la Médée de Néophron, n*a de force que si ion fidmtt cette préexistence, niée par lui, comme nous l'avons déjà
dit, <lans une autre partie de son < uvrage, t. II, p. 514, 575.
1. V. 1369 sQq, Musgrave ad Med.; Bœitiger, de Med. Eurip. cum priscœ artis operibus comparala; Opusc, p. 368 sq.j Bœckh, ibid., e'c.