‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 435 sur 893 · V. 48'isq.V504 sq · texte numérisé non relu

V. 48'isq.V504 sq

ï tv^97V^'''Ji^,:^^^^'^^'''*"-'^'"'^^^'"î ApolloJ., Bibliothec, I, IX, 27; Hyg. Fah. xxiv, etc. *

b.Métam, VII, 297 sqq.

6. Ce silence n'est rompu qu'à moitié, tout au plus, dans une note <le la version arménienne de la Chronique d'Eusèbe, imprimée à Milan

MÉDÊE.

des services rendus par elle à Jason, elle s'arrête avec conipLisance sur ce rajeunissement qui a effacé chez le v.e.l Eson la rouille de Tàge; les princesses en viennent a espérer que, par un nouvel kk de son art, elle pourra faire reverdir les années de leur père. Bientôt elles le lui ^^^."1^"'^,^", ' "\;;i'î. " tant pas de bornes au prix qu'on pourra exiger d elles. Medee se tait quelque temps, puis se.nble hésiter, et tient en suspen. celles qui la prient, par la mystérieuse gravité de ses parole,.

Ouandlnfm eUes4t rendue': a Je veux, dit-elle. QUe rien nC «manque à votre foi en mes promesses. Prenez, dans vo^

. tro.oeaux, le plus vieax des béliers; mes charmes en feront

« un agneau. » Aussitôt on s'empresse d'amener un bélier plovant SOUS le faix des années, dont les cornes f ^ourben autour de ses tempes creusées. Quand le couteau s est enfoncé dans son gosier desséché, quand un peu de ^^ang appauvri a teint le fer, l'empoisonneuse jetle dans une chaudière, avec les membres, coupés en morceaux, de 1 animal, des sucs puissants. Son corps paraît se réduire, ses cornes s'effacer et avec ses cornes, ses années; du fond de la chaudi je, se tait entendre un bêlement et, aux yeux des spectateurs étonnés, s élance un

agneau qui fuit en bondissant, et court chercher la mamelle.

Les niles de PéUas restent quelque tt-mps muetles de surprise;

bientôt, persuadées par le prodige, elles pressent Médée avec Dlus d'ardeur. Trois fois Phébus avait dételé ses coursiersdans les profonds abîmes de la mer d'ibérie; 1^%^,^ ^«.^^'^..i^^^"^; trième nuit brillaient au ciel; la trompeuse fille d^Eétes place sur un brasier ardent un vase rempli d'eau pure avec des herbes sans vertu. Cependant et le roi et ses gardes étaient comme enchaînés par un sommeil, semblable à la mort, ou les avaient plongés les chants, les paroles de la magicienne. Gonduites par elle, entrent dans sa chambre et entourent son ht ses malheureuses filles. « Qu'attendez-vous encore? leur dit

Médée; tirez le fer et faites sortir un sang vieilli de ces veines

en 1818. Cette note, qui se lit à la page 43, et que ses auteurs ont eni-

pmntée aux Progymnasmata Th<t„ m, de Mois de Khoren promet

K qu'e le ne Honne point, un argument des Péliades d KunpiHe Llle.t été reproduite par les derniers collecteurs des fragments .lu poète, Fr. G Wagner, p 765, A. Nauck, p. 434. M. Hariung, la combinaQi, t I, d' 61 sqq., avec le récitde Dio-iore, a cru pouvoir tirer des deux documenls le plan, scène par scène, de la pièce perdue. La Passion du Christ, ce centon tragique attribué à Grég-ne de ^^zian/e (voyez notre i I, p 157 sqq.), lui a semblé contenir aux vers 933-938 plus d'un souvenir de cet ouvrage, disjecti viemhra poet.r. On avait espère retrouver quelque chose des Péliades dans un fragment, sur papyrus, de cent un vers lyriques en pur donen, rapporte d Egypte en l8o4, Lar M. Mariette. Mais l'élude de ce curieux ei obscur document contice à la sagacité savante de M. Egger, n'a pas jusqu ici confirmé Celle

espérance.

« que je vais remplir d'un sang plus jeune. Dans vos mains est « la vie, le rajeunissement de votre père. Si la tendresse vous « parle, si vous ne vous amusez pas de vaines espérances, « montrez-vous de dignes filles; que sous vos coups s'écoule « de ce coi'ps languissant la vieillesse. » A ces mots, qui les transportent, la plus pieuse devient la plus im;.ie, et, par crainte de paraître criminelle, se hâte de commettre le crime. Nulle pourlant ne peut voiries coups qu'elle frappe; toutes

détournent leurs yeux, tandis que leurs bras furieux s'enfoncent aveuglément dans le sein paternel. Pélias , tout couvert de blessures, tout dégouttant de sang, se soulève sur son coude : il fait effort pour se dresser sur sa couche, et, parmi tant de glaives qui l'assaillent, tendant ses bras déjà pâles :

c Que faites-vous, mes filles, s'écrie-t-il; qui vous arme contre les jours de votre père?« Il dit, elles sentent faillir leur courage et leurs mains. Les mots qu'allait ajouter le vieillard meurent dans sa gorge, sous le poignard de Médée, et son corps déchiré est à l'instant précipité par elle dans la chaudière bouillante.»

Quelle horreur tragique dans ce récit 1 N'est-il pas permis de penser qu*ii devait quelque chose à celui qui terminait la tragédie d'Euripide? Les mots par lesquels il

commence :

Peliaeque ad limina supplex

Confugit. . . .

se rapportent, du reste, au tableau frappant par lequel elle

s'ouvrait elle-même, et que nous représente un de ses rares fragments*, le tableau de Médée arrêtée au seuil du palais de Pélias.

Je passe à Y Egée du même poëte, dont je dois faire connaître aussi les rapports avec sa Médée.

Il y a , on l'a vu , dans cette dernière, une scène qui

semble bien épisodique*. Egée, dans sOn chagrin d'être sans héritiers, a été consulter le dieu de Delphes, et en a

obtenu un oracle fort obscur sur lequel il va prendre les

avis du roi de Trézène, du sage Pitthée. Passant par Gorinthe, il rencontre Médée, qui, après avoir gagné î-a confidence, luffait aussi la sienne, et en obtient, par l'ollre

1. Fragm. v; schol. ad iled., v. 659. Cf. Valciteaaer, Diatrb, in Euripid. fragm., c. xix.

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