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d'employer sa science magique à lui donner une postérité,
l'assurance d'un asile inviolable à Athènes.
On a trouvé avec raison que ce soin de Médée de s'assurer un asile, et la manière dont elle l'obtient d'Egée , arrivant pour cela à point nommé*, refroidissaient beaucoup la pièce.
Mais il est vraisemblable qu'ici , comme cela se voit
dans beaucoup de tragédies grecques , le poëte a VOulu
non-seulement rappeler une tradition qui intéressait les Athéniens, fort jaloux d'avoir une place quelconque dans tous les sujets, mais encore rattacher sa pièce à un de ses
.autres ouvrages.
Or nous savons 2 qu'Euripide avait fait une tragédie à'Ègée et que Médée y avait un rôle. Quel était le sujet de cette tragédie? Probablement ce que disent en deux mots Pausanias% Apollodore *, et, avec plus de détails, Plutarque^ ce qu'Ovide, qui tout à l'heure développait si
tragiquement l'aventure des filles de Pélias, s'est contenté
de résumer*. -n- u '
Egée , d'un commerce secret avec la fille de Pitthee , Éthra , avait eu Thésée , qui , ayant appris de sa mère, lorsqu'il fut parvenu à la jeunesse , le secret de sa naissance, vint à Athènes , par une route dangereuse , qu'il remplit de ses exploits , pour se faire reconnaître de son père II ne se découvrit pas d'abord , et cela manqua de lui être fatal. Médée , établie près du roi, et vivant avec lui, en avait eu un fils nommé Médus, à qui les tragiques
ont composé une légende très -romanesque. Elle pénétra le secret de Thésée, et, profitant des craintes que les dissensions civiles d'Athènes et l'ambition des Pallantides , ses neveux , donnaient à Egée , elle parvint à lui rendr <
1 11 arrivait, on l'a dit plus haut, p. 150, moins fortuitement dan> la pièce de Néophron, et cela a paru une raison de penser que ce te pièce ainsi amendée, avait suivi et non précédé la Jfed^c d Eunpide.