Piiscian. IX, X
y Voyez Lange, Vindic. trag. rom., p. 9, 10; Bothe. ibid. ; Wei chert, Poet. lat. reliq.; de Lœvio, p. 19 sqq. M. 0 Ribb'eck, dans ses Tragic. latin, reliq.. 1842, ne fait mention que ôe VAlceste d'Attius.
10, Voyez plus haut, p. 169.
Al GESTE.
C'était à la même époque qu'il imitait les formes tragiques des anciens dans deux compositions originales, son
Saint Jean-Baptiste^ son Jephté. Lui-même nous a appris*
que ces quatre ouvrages, successivement représentés sur une scène scolasiique, celle du collège de Bordeaux, où il
eut, dit-on, pour écolier, sinon pour acteur, Montaigne, étaient surtout destinés par lui à détourner la jeunesse
du goût, alors dominant en Franco, des drames allégoriques.
Dès 1606, le poète de cette première troupe française à laquelle, en 1588 , les Confrères de la Passion avaient loué leur privilège, le si fécond et si médiocre Hardy, donna sa tragi-comédie d'Alceste ou la Fidélité. La pièce
s'ouvrait par un long monologue assez semblable aux prologues sans fin de Sénèque ] mais du reste elle n'avait
rien des unités antiques, latines ou grecques : elle semblait plutôt se rattacher à rirrée:ularité barbare des anciens mystères, aux libertés du drame espagnol, alors en vogue. Hercule allant ravir Cerbère aux sombres bords et, par la même occasion^, ramenant Alceste à Admète, y tenait autant de place que les époux thessaliens euxmêmes. Une action complexe et lâche s'y distribuait, sans art, entre diverses époques et aussi entre diverses scènes,
le palais d'Eurysthée , celui d'Admète, celui de Pluton. Quelques situations, les unes à peine indiquées, les autres poussées au contraire fort au delà des convenances, y étaient comme noyées dans une multitude de vers in-