Schoell., t. III, ch. xi; t. Il, p
ALCESTE
la tragédie grecque, qui na guère conservé le souvenir d'aucune autre Alcesle; car, je lai dit ailleurs *, c'est gratuitement, à ce qu^il semble , qu'on a prêté une tragédie
de ce titre à l'antique Thespis, et l'on ne sait rien de
celle qui le porte ^ dans le catalogue , assez contestable
aussi, de Phrynichus.
Oa croit * que V Alcesle d'Euripide a été parodiée par le plus illustre, avec Alexis, des poètes de la moyenne comédie, par Antiphane, dans une pièce également intitulée Alceste * et donnée probablement * la deuxième année de la cvr olympiade.
Ce litre d'Alceste se retrouve dans les listes plus ou
moins exactes qu'on a dressées, d'après les témoignages
anciens, des ouvrages dramatiques de Névius*, d'Ennius %
d'Attius* : mais, pour les deux premiers, il y a des raisons de douter s'il ne faut pas choisir entre eux, ou
même reconnaître dans un écrivain qui leur est très-postérieur, Lévius^ l'auteur de l'Alceste qu'on leur attribue, et de plus si cette Alceste était une tragédie ou une comédie, une imitation d'Euripide ou d'Antiphane.
La fable d'Alceste a bien souvent tenté les modernes. Le pathétique de la situation , le merveill-^ux de l'aventure la leur ont fait reproduire, alternativement, sur leurs
scènes tragiques et lyriques.
De 1540 à 15^3, l'un des plus heureux disciples de la
muse latine, Buchanan, donna de VAlceste d'Euripide,
aussi bien que de sa Mèdèe '\ d'élégantes traductions.