‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 471 sur 893 · Acte 111, se · texte numérisé non relu

Acte 111, se

disent comme le héros orgrueilleusement modeste do de

Belloy :

Admirez de Bayard rabaissement auguste' !

ou, pour citer un exemple plus concluant, comme le César de Voltaire :

Permettez que César ne parle point de lui*.

Ne soyons pas toutefois injuste envers notre théâtre,

en lui refusant entièrement le genre de beauté que nous

louons chez Euripide, et n'oublions pas surtout de rappeler qu'il se trouve heureusement reproduit par Racine,

dans ce dialogue de l'Andromaque :

OHRSTE.

Mais toi, par quelle erreur veux-tu toujours sur toi Détourner un courroux qui ne cherche que moi? Assez et trop longtemps mon amilié t'accable . Evite un malheureux, abandonne un coupable.

Cher Pylade , crois-moi, ta pitié te séduit.

Laisse-moi des périls dont j'altends tout le fruit.

Porte aux Grecs cet enfant que Pyrrhus m'abandonne. Va-ren.

PYLADE

Allons, seigneur, enlevons Hermione*.

Je reviens à la scène grecque: elle finit comme elle avait commencé, par les conseils, les recommandations, qu'on me passe le mot, de garde-malade attentive. qu'Electre adresse h son frère en le quittant. Ainsi, l'expression

terrible et déchirante du remords, la peinture touchante

et élevéii de la tendresse et du dévouement fraternels, sont

comme encadrées dans ces mœurs naïves et familières,

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