Poct., XIII. — 2. îhid., xviir
xxxix-. — o. Aristot. , llliet.j III, 2. 7. 1(1., Uhet., m, I.
- 3. ïhid,, VI. — 4. Suhl, xv,
— G. Poct., XXII. Cf. ibid.^ m. —
DE LA. TRAGÉDIE GRECQUE. 99
devait donner la vie, étaient du goût des comédiens, qui par leur jeu en devenaient comme les poètes. C'était pour
eux, à leur goût, à leur fantaisie *, qu'on les faisait ; c'étaient eux qui ies commandaient en quelque sorte ^: à eux appartenait désormais, et c'est là partout le dernier terme de la décadence du théâtre, le premier rôle dans l'œuvre dramatique *.
Sans doute il y eut à cette époque des tragiques qui ne manquaient pas de mérite. On doit le croire de ceux auxquels Aristote a fait l'honneur de les citer, non pas seulement en compagnie d*Agathon, mais d'Euripide, mais de Sophocle, mais d'Eschyle.
Tel est parmi les plus anciens Ghérémon, qu* Aristote traite comme un bon poëte, en dépit du mélange indiscret des mètres qu'il lui reproche *, de l'exactitude, digne de la prose, et convenable aux ouvrages écrits seulement pour la lecture, dont il le loue '; Ghén'mon, rangé quelquefois à tort parmi les comiques^, mais appelé tragique, entre autres par Théophraste % et à qui feraient seuls donner ce nom le caractère de ses fragments, et les titres de ses ouvrages •.
Tel est un Garcinus, qu'il a fallu aussi retirer de la
liste des poètes comiques, où on l'avait porté à tort'; qu'on a dû distinguer*", malgré de graves autorités**, du
1. Aristot., Poet.y ix. — 2. Id., Rhet., III, 12. — .S.ld., ilnd., III, i.