‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 622 sur 893 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

Continuation du même sujet.

Uinégalité de mérite et d'intérêt qu*on ne peut se défendre de remarquer entre deux pièces aussi voisines par

le genre, aussi semblables par le plan, que le sont l'Hélène et Ylphigénie en Tauride, paraît manifestement dans le nombre bien différent des reproductions sous une forme

nouvelle, des imitations de l'une et de l'autre. Le sujet de la première n'a jamais, à ce qu'il semble,

reparu sur la scène ; et la raison en est simple : il se sépare trop de la tradition commune ; il manque trop de cette

vérité que doivent en recevoir, pour agir fortement sur

les esprits, les compositions dramatiques. L'imagination ne peut admettre qu'une seule Hélène, cette femme coupable, mais si gracieusement, et qu'on me permette de le dire, si honnêtement coupable, à la(juelle dans l'Iliade* les Tro} ens eux-mêmes pardonnent leurs malheurs ; que chez Quintus de Smyrne^ dans des récits qui ont récemment attiré l'attention d'une critique ingénieuse ^ les

Grecs revoient parmi eux avec la même joie qu'ils reverraient leur patrie, tandis que l'époux offensé, après

quelques semblants de courroux, se hâte de céder à son

charme et de solliciter lui-même l'oubli qu'on lui demande; cette femme, enfin, ([ue nous retrouvons dans rOdyssée * rendue, ou peu s'en faut, à sa dignité pre-

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