I. Dans le Nouveau Musée attique. Voyez plus haut, p
l. Une lettre écrite par Gœtiie à Schiller, le 15 septembre 1800, le
iQtre occupé dès celte époque de la deuxième partie de Faust^ acûe-
dans l'étrange fantasmagorie littéraire par laquelle il continuait son admirable Faust. Il la ramenait dans le palais de Ménélas, mais pour l'en faire sortir aussitôt par une nouvelle évasion et la donner, d'après la tradition reçue*, il est vrai, à un amant moderne, à Faust : union tout allégorirpe au reste «, accomplie dans les abstraites régions de l'estbétique, pour marier ensemble le classique et le romantique, et produire sous le personnage du J£une Eupborion, l'enfant d'Hélène et de Faust, la poésie moderne. C'est ainsi qu'enchérissant sur la fantaisie d'Euripide, un autre grand poète a achevé d'enlever au personnage d'Hélène toute réalité
dramatique. ,,,,... n- -^
Bien différente de V Hélène, llphigeme en Taunde, après avoir lutté dans la Grèce même contre des ouvrages de sujet pareil ou analogue, n'a presque jamais cessé d'exciter le zèle, l'émulation des imitateurs. Suivons-la dans cette longue carrière qui ne s'est fermée que
de nos jours. , j .t .
Les Grecs, je Tai déjà dit, ces appréciateurs dehcats
des productions de l'art, ne se lassaient pas plus au théâtre qu'ailleurs de la répétition des mêmes sujets. Pour les leur faire trouver nouveaux, il suflisait de quelque changement ingénieux dans la disposition de la fable, de quelque trait heureusement ajouté à l'expression des mœurs et des caractères. Nous avons admiré avec combien d'art et de naturel avait été conduite par Euripide la reconnaissance qui fait le principal intérêt de son Iphigénie en Tauride. Eh bien, Aristote, qui la vante en plus d'un endroit' comme un modèle, place au même rang celle qu'avait imaginée, peu de temps après probable-
vée seulement en 1827. Voyez l'Essai sur Goethe, placé par M. Hipp. Blaze, en 1840, en tête de sa traductioa complète de Faust; V édit.,
^^f Voyez clïue dit M.Ch. Magnin. Histoire des Marionnenes,m2, V partie, ch. 15. Des emprunts que Lessing et Gœthe ont faits aux Faust des Marionnettes.