‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 626 sur 893 · Poet.jXVI, XYil · texte numérisé non relu

Poet.jXVI, XYil

ment, un autre poète tragique, Polyidus*, uniquement connu par cette mention de l'auteur de la Poétique. Dans

la pièce nouvelle, Oreste, conduit à Tautel, s'écriait : « Ce n'est donc pas assez que ma sœur ait été sacrifiée? il faut que je le sois aussi I » et à ce rapprochement, plein de vraisemblance, bien qu'accidentel, Iphigénie le

reconnaissait.

Les tables d'Hygin sont Dien éviaemment des fables

tragiques. Après avoir reproduit ^ d après notre poète, celle d'Iphigénie en Tauride, il en rapporte deux autres% sans doute de même ou de semblable origine, qui en offrent la suite, quelquefois la contre-partie et le pendant. On ne sera pas fâché de les trouver ici.

Échappés aux dangers de la Tauride, Iphigénie et Oreste en rencontrèrent de nouveaux dans la ville de Sminthe, où ils s'arrêtèrent. Lorsque autrefois Agamera-

non avait rendu au prêtre du dieu de Sminthe, Ghrysès, sa fille Ghryséis, elle n'était pas rentrée dans la maison paternelle telle qu'elle en était sortie; elle avait bientôt donné le jour à un fils qu'on crut et qui se crut lui-même longtemps l'enfant d'Apollon, mais qui enfin devait savoir un jour le secret de sa naissance. Pour venger l'antique injure de sa mère, il allait livrer à Thoas les fugitifs que ce roi cruel poursuivait, lorsque son père, le vieux Ghrysès, lui fit reconnaître, dans le fils et la fille d'Agamemnon, son frère et sa sœur. Cependant Oreste passait en Grèce'pour avoir péri dans la Tauride sous le fer de la

prêtresse de Diane. Enhardis par la fausse nouvelle de sa

mort, les enfants d'Égisthe s'étaient emparés de son trône et, fuyant Mycènes, sa sœur Electre avait été consulter' l'oracle de Delphes, dans le temps même DU il arrivait dans cette ville avec Iphigénie. Elle eût,

aans 1 égarement de sa douleur et dans son ignorance, rengé sur sa propre sœur le meurtre présumé de son

1. Voyez t. I, p. 104; aux critiques allégués en cet endroit il faut

ajouter Fr. G. Wagner, tM., p. 107.

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