Voyez notre tome III, p
3. V. lf)8. Sur ces allusions, fréquentes dans les tragédies grecques
au sens fatal des noms propres, voyez t. 1, p. 320; II, n sq.; 111,
4. Beck, Diatribe critica de RhesOy supposilicio Eiiripidis dramate.
blâme donc à tort la maxime exprimée au vers 162 sq. Elle n'est pas
tiès-relevée, mais elle convient au personnage.
RHESUS.
telle * , donnés par Neptune à Pelée , de qui les tient
. Achille, Dolon veut les avoir, et Hector, que flattait l'espoir d'une telle conquête, consent à les lui céder. Il y a
dans cette confiance avec laquelle non-seulement le présomptueux Dolon , mais le noble Hector disposent d'avance du bien d'Achille , quelque chose de comique , qui
fait penser à une fable de notre La Fontaine , et qui
pourtant se trouvait déjà, quoique plus légèrement indiqué, dans le dixième livre de l'Iliade*.
Ce qui ne s'y trouvait pas% et qui s'approche trop aussi de la comédie, c'est le stratagème prêté depuis, plus convenablement, par Longus*, par Apulée 5, à des personnages de roman % au bouvier Dorcon, au brigand Thrasiléon, le stratagème duquel Dolon annonce, non pas devant
Hector, rentré dans sa tente, je veux le croire, mais devant le chœur, qu'il se servira pour tromper la surveillance des sentinelles grecques. Il se couvrira la tête, le
corps entier d'une peau de loup, et, marchant à la manière des bêtes, pénétrera dans le camp ennemi; puis se redressant sur ses pieds, ira brusquement couper la tète soit d'Ulysse, soit de Diomède, afin de rapporter aux siens un témoignage irrécusable de la manière dont il aura accompli sa mission. Le chœur vante complaisamment son esprit inventif, son audace, et, quand il est parti, exprime dans quelques strophes adressées à Apollon
des espérances que ne peut, en conscience, partager le
spectateur, tant elles sont chimériques. Les Troyens pa-