Metam. IV. ^ x . i, t^ « n
6 Musgrave, cependant, renvoie à un passage de Josephe, De BeUo Jud. m VII 14, cil l'historien raconte avoir recommandé à des émissaires chargés par lui d'un message important un moyen déchapper aux senlinelles ennemies à peu près semblable.
F^rvi^iirfi
raissent, dans cette pièce, depuis le général jusqu'aux
soldats, un peu sacrifiés par le poêle grec*.
Survient un pâtre du mont Ida , qui demande Hector
et en est d'abord assez mal reçu. Le héros suppose, toujours très-prompt dans ses suppositions, que le rustre
vient dans un camp, à la vue de l'ennemi, la veille d une
bataille, l'entretenir mal à propos de l'état du troupeau
royal. Il n'en est rien cependant: il s'agit d'une bien importante nouvelle, que fait connaître un récit du pâtre,
fort naïf à l'ordinaire, et quelquefois d'une expression
très-vive. Une armée a pénétré la nuit dans les forêts de
rida, s'y précipitant à grand bruit, comme un torrent.
Ils l'ont prise d'abord pour un corps de Grecs, et se sont
hâtés de chasser leurs troupeaux vers le sommet de la
montagne. Puis, comme aucune parole grecque ne parvenait à leur oreille, ils se sont rapprochés, et ont appris que ces arrivants étaient des Thraces, amenés au secours de Troie par leur roi Rhésus . Ils ont vu , avec admiration, déiiler des troupes de tout genre, cavaliers, fantassins, hommes de trait, soldats portant la lance et le bouclier, le tout en nombre innombrable. Ils ont surtout
admiré le chef de ces troupes, revêtu d'armes où l'or
étincelait, traîné sur un char magnifique par des coursiers plus blancs que la neige^ guerrier redoutable,
contre lequel ne pourra tenir Achille. Ainsi finit le pâtre,
cette fois bien mal appris : par ses indiscrètes louanges,
il blesse, sans le savoir, le légitime orgueil d'Hector.
Hector a vaincu la veille les Grecs et pense achever le lendemain leur défaite; il ne voit pas sans peine survenir un allié, qui, après s'être fait longtemps attendre, partagera, à la dernière heure, l'honneur de la victoire; un chasseur, c'est son énergique expression', qui, sans fatigue, prendra part à la proie. Il se fait prier quelque
temps avant de consentir à accepter ses services tardifs
et superflus.
1. Cf. schol. vatic. ad. v. 247, Euripid. Glasg., 1821, t. V, p. 587.