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tour des Lycîens, qu'il faut se hâter d'éveiller, car la venue de l'aurore est proche. Les signes qui l'annoncent se
trouvent complaisamment décrits dans d'agréables strophes. On y voit * les astres qui s'effacent à Thorizon, les Pléiades qui commencent à paraître, la constellation de
l'Aigle planant au milieu du ciel^, la lune illuminant tout de sa lumière ^ : on y entend les plaintes du rossignol *
aux bords du Simoïs, la flûte des pasteurs qui déjà mènent leurs troupeaux dans les pâturages de l'Ida. Ces
souvenirs de la nature et de la vie champêtre, ainsi jetés,
à la façon d'Homère, parmi des scènes de guerre, ont beaucoup de charme. Le chœur, tout pressé qu'il est d'aller goûter le sommeil du matin, qui, dit-iP, ferme si
doucement les paupières, ne se retire pas sans avoir exprimé quelques craintes au sujet de l'éclaireur envoyé vers
le camp des Grecs par Hector, et dont le retour se fait bien attendre. Remarquons cette préparation habile à une scène qui va nous donner de tristes nouvelles de Dolon.
Remarquons aussi que, par une disposition fort rare dans la tragédie grecque^, la retraite du chœur laisse pour
quelque temps le théâtre vide, et qu'ainsi cette scène se passera, comme le veut la vraisemblance, sans témoins \