Voyez t. I, p. 69 sq
t Ibâ: et, avant, Elément, doctr, metr., 1796, p. 124; De iingux cra-cœ dialectis, 1807 ; Opusc, 1827, 1. 1, p. 1 Jb.
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sapercheries, et en avait fait une industrie lucrative» Cette opinion hardie, exposée avec la science et le talent ordinaires au grand critique, a trouvé cependant des contradicteurs, un entre autres, le savant éditeur d'Euripide, Matthiœ, qui, par d'autres raisons, a cru pouvoir faire remonter le niiésus jusqu'à l'époque d'Euripide, et même jusquà une époque antérieure. Schœll , dans son
Histoire de a littérature grecque profane % la, je ne sais
d après quelles raisons ni quel auteur, donné à Aristarque de Tegee'. L auteur ingénieux d'un livre sur la tragédie grecque intitulé Ariane, Gruppe, revenant à l'opinion des critiques anciens, qui attribuaient le Rhésus 'à Sophocle a supposé, bien hardiment, que cette pièce avait formé avec le Thamyris le Thésée, la Nausicaa du même poëte la tétralogie qui, dans la première année de la Lxxviif olympiade, lui avait valu la victoire sur le vieil Eschyle*.
Voilà, en somme, quelle a été la controverse relative à
la non-authenticité du Bhésus , que plusieurs critiques^ d ailleurs, ont persisté, par de bonnes raisons, à maintenir parmi les œuvres d'Euripide. Il serait difficile de reproduire, avec la brièveté et la clarté nécessaires les nombreux et subtils arguments de détail qu'y a mêlés k dispute. On les cherchera dans les ouvrages mêmes Le choix est embarrassant entre des opinions que recommande , pour la plupart, le nom imposant de leurs auteurs, qui^ offrent presque toutes quelque chose de spécieux et d'attirant, qui s'excluent cependant les unes les autres, et auxquelles manque également ce qui seul vaudrait, à quelqu'une d'elles, la préférence, je veux dire l'avantage d'une preuve positive. Elles ne sont, en dernière analyse, que de savantes et spirituelles conjectures qui ne peuvent forcer l'assentiment. '