‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 684 sur 893 · Tbucyd., IV · texte numérisé non relu

Tbucyd., IV

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vers placent soit un peu avant la. guerre du Péloponèse*, soit au commencement de cette guerre^, soit à la fin^. Une opinion assez vraisemblable, celle d'un critique* qui voit dans les Suppliantes^ cela vient d'être dit, des

allusions au traité conclu, la quatrième année de la Lxxxix'' olympiade , par les Athéniens avec les Argiens, place la composition et la représentation des //craclides quelque temps après, entre Tépoque où l'alliance

se rompit et celle où elle se rétablit^, c'est-à-dire la troisième année de la xc* olympiade. Sans trop s'arrêter à des explications dont plusieurs ne sont évidemment que d'ingénieuses hypothèses, on ne saurait méconnaître

dans les Héraclides un but en général de même nature que dans les Suppliâmes, et cependant fort différent, celui d'intimider par des traditions favorables à la cause d'Athènes, soit les citoyens de l'ancien royaume d'Eurysthée, soit les descendants d'Hercule, les Argicns et les Lacédémoniens.

C'est à ce point de vue qu'il faut se placer pour apprécier certains détails que le développement naturel du sujet devait ou supprimer ou resserrer, et auxquels la préoccupation présente des esprits prêtait sans doute un charme particulier. Il serait trop dur et aussi trop peu raisonnable de dire, avec La Harpe, qu'il n'y a là nu' le connaissance de l'art dramatique. A qui donc était réservée cette rare connaissance, si elle a pu manquer, et manquer entièrement, à l'auteur de tant de drames admirables, à Euripide? Sans doute il lui arrive de négliger ses plans.

C'est un tort, je n'en disconviens pas, mais un tort volontaire. Il ne pèche pas, comme le prétend notre critique, par ignorance, par inexpérience, en écolier novice, mais dans un certain dessein, qu'il laisse entrevoir, et dont au besoin il avertit.

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