CHAPITRE VINGTIÈME
Les Bacchantes.
Il était naturel qu'à Athènes, où la tragédie était sortie du dithyrambe, où ses représentations étaient
restées un des accessoires du culte de Bacchus, où les
acteurs s'appelaient artistes de Bacchus, son théâtre,
théâtre de Bacchus, où, sur les murailles du temple voisin de cet édifice, et aussi consacré à Bacchus. étaient
peintes les principales aventures du cycle Dionysiaque*, l'histoire du dieu fournît beaucoup de sujets aux poètes tragiques.
La matière en avait été dès longtemps préparée par des
récits du genre de celui qu'on lit dans un des hymnes attribués à Homère^, et par les innombrables compositions des poètes dithyrambiques.
Aussi, à une époque bien voisine du temps où les Grecs
ne connaissaient encore d'autres formes littéraires que celles
de l'épopée et de l'ode, dès l'origine de l'art dramatique,
son fondateur, Thespis, choisit-il fort naturellement, à ce qu'il semble, Penthce pour le héros d'une de ses pièces,
dont le souvenir s'est conservé'.
Plus tard, un de ce'îxcjui, après lui, dégrossirent la tragédie encore informe, la préparèrent pour les génies originaux qui allaient venir, Phrynichus, entre autres drames dont nous avons la liste, du reste assez peu certaine, donna
une Érigoiie''. "