Aristoph. Byz., Praefat. ad Bacchas Euiipidis
8. Voyez Welcker, Ahrens, ibid.; Bode, llisl. de la poés. grecq.y Tragéd., t. III, p. 336. Cf. Bœckh, Grxc. trag. princ, ni. Ce dernier
se fondant sur le sens ordinaire de Sâvrpiai, Les Cardeuses, conjecture
4ue le sujet de la pièce était la punition des filles de Minée, qui seules à Thèbes s'étaient abstenues de célébrer la fête du dieu :
Intempestiva turbantes festa Minerva,
Aut ducunt lanas, aut stamina pollice versant,
Aut haerent telac, famulasque laboribus urgent.
(OviD., Metam., IV, 33.)
ETIRIPIDE.
qui ne font guère connaître ce qu'elles pouvaient être.
Toutefois, du rapprochement d'une scolie sur un vers d'Aristophane* avec un passage de Platon'^, un critique d'une grande pénétration' a tiré ce détail curieux, que,
dans la troisième, Junon paraissait sous la figure empruntée d'une vieille prêtresse quêtant pour les nymphes
des montagnes, filles d'Inachus. On sait encore, par un passage de Suidas *, qu'Eschyle y avait donné l'exemple,
suivi par Euripide dans son Hercule furieux^ ^ de faite agir et même parler le personnage allégorique de la Rage,
Lyssa, lointain précurseur de la Haine introduite sur notre scène lyrique par Quinault ^.
Junon, ennemie de Bacchus, comme de tous les enfanls nés de Jupiter et de ses maîtresses, traita, on le sait, bien cruellement la sœur de S.'mélé, Ino, et son mari, le
roi béotien Athamas, qui s'étaient chargés d'élever le
jeune dieu. De là sur l'égarement d'Athamas, qui prend sa femme et ses enfants pour une lionne avec ses lionceaux, et fait périr de sa main le jeune Léarque, sur la
fuite d'Ino avec son autre fils Mélicerte, et leur admission merveilleuse parmi les dieux de la mer, enfin sur rinslitution par Sisyphe, ou le rétablissement par Thésée des jeux isthmiques destinés à honorer celle qui avait payé si cher Thonneur d'être la nourrice et la gouvernante de Bacchus, sur ces sujets divers trois tragédies, indirectement, on le voit. Dionysiacjues, les Faiseurs ou l<s
Traîneurs de filets \ Athamas, les Thèores ou les hthmias-
tes^ ([u'on a groupées® en trilogie, sous le titre général
à' Athamas, Sophocle, auteur de deux Athamas^ a fait aussi, commo
Kuripidc, une Ino mais non des Bacchantes. Il ne paraît