Welcker, ibid
LES BACCHANTES
pas qu'il ait touché aux deux grands sujets tragiques que
présentait surtout l'hisloire de Bacchus, et qu'on avait retracés de prélercncc sur les murailles de son temple à Athènes*, Lycurguc et Penthée.
En revanche, ces deux sujets, et plus particulièrement
le dernier, tantôt sous le titre de Penthée ^tamtôt sous celui
diîs Bacchantes, peut-être sous les deux à la fois, furent
traités de nouveau par le fils de Sophocle, Jophon^, par le
rival heureux d'Euripide, Xénoclès\ par Chcrémon*, par Gléophon,Lycophron \ Ajoutons, pour finir, que Garcinus, Diogène Œnomaûs, Spinlharus sont cités® comme ayant fait, après Eschyle, chacun une Scmèlé'',
De cette revue, sans doute incomplète, et dont on me pardonnera la sécheresse nécessaire, ressort avec
éviflence ce que j'avançais en commençant, que rien
n'était plus commun sur le théâtre de Bacchus, dans les
représentations dramatiques ramenées par les fotes du
dieu, que des tragédies empruntées à son histoire. Gela
peut faire apprécier l'étonnement que cause à Brumoy le choix du sujet traité par Euripide dans lis Bacchantes;
l'apologie par laquelle il essaye de sauver l'honneur du
poète, en insinuant que cette pièce, d'une poésie si élevée et d'un elfet si terrible, était un drame satyrique ou
quelque chose d'approchant*; en conjecturant, avec une timidité bien étrange, qu'après tout cette pièce, drame
satyrique ou tragédie, avait fort bien pu être destinée à la décoration de quelque solennité bachique,
comme si la chose n'était pas vraie de toutes les pièces