VII
HISTOIRE GÉNÉRALE
nimes dans ce qu'ils nous disent de vraiment merveilleux
surrarl des pantomimes, qui, justifiant leur nom, suffi-
saient, par l'éloquente vérité de leurs attitudes et de leurs gestes,^ à l'expression do tous les sentiments et de toutes
les idées; qui, passant par les rôles divers d'une même
pièce, faisaient à eux seuls roffîce d'une troupe entière * •
car ce ne fut qu'assez tard, à ce qu'il semble, que dans
les représentations des pantomimes chaque personnage eut son représentante On sait avec quelle passion emportée, effrénée jusqu'au scai:dale, les Romains de l'empire, dans leur sensualité, s'attachèrent à cette poésie du corps, la seule qui leur restât et dont ils fussent dignes Qu'était devenue l'autre cependant? Quelque chose de bien humble, de bien subalterne, le programme.
le livret de la pantomime. Slace vendait, pour vivre, aJ
pantomime Paris les prémices de son Agavê\ Euripide, bophocle^ Esch^^le, ne vivaient non plus, j'entends de la vie des poètes, que par la grâce des hi^rions qui voulaient bien danser leurs vers, dans ce temps où on dansait
toutes choses, jusqu'aux récits de l'épopée, jusqu'aux
plaidoyers et aux panégyriques*. C'est par cette dernière
traduction que finissait la tragédie grecque % traduction
plus fidèle que bien d'autres, quoique cependant, réduite à un seul genre d'expression qu'il lui fallait souvent forcer
pour se faire entendre, elle ne pût échapper elle-même à
1 exagération. Pylade, jouant Hercule furieux, lauçait des flèches sur le peuple, et il répéta impunément cet insolent jeu de théâtre dans Tappartement d'Auguste qui
ne trouva pas mauvais que lacleur en usât avec lui sans
cérémonie, comme avec le peuple «. Un autre comédien, 1. Manil., AsUon., V, 476; Lucîan., de Saltat., lxvi etc —
1 honneur d'un pantomime du nom de Pylade , peut-être du fâmeSx
Kjx^t^rL'édr^ Vn ^''V'^'^^H^ introduit sa'r la scène mfm",ue n- 2G29 ''^^^^''^- ^""^^^ ^'^'^''' Inscript, lat. sélect. , t. I, p. 460,