‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 763 sur 893 · Lacerum componit corpus Echion · texte numérisé non relu

Lacerum componit corpus Echion

(Stat., Theb.ylY, 569.)

LES BACCHANTES

modèle de l'abominable inventaire qu'il fait faire par Thésée des restes d'Hippolyte*. Mais il faut dire que si les tragiques grecs, auxquels on a fait si gratuitement un

mérite de ne point ensanglanter la scène, y produisent quelquefois des spectacles qui passent en horreur tous les meurtres, ils n'en font pas, comme leurs prétendus imitateurs latins, un texte pour les jeux les plus subtils du bel

esprit.

Il nous manque également le commencement du discours que tenait aux deux infortunés Bacchus, venant, selon le trop constant usage des dieux-machines d'Euripide,

clore le spectacle, non plus sous la forme humaine qu'il avait revêtue pendant le reste de la pièce, mais dans l'appareil de sa divinité. Il leur expliquait un acte de justice vengeresse, qu'ils avaient le droit, le poëte Ta insinué plus d une fois, dt Irouver excessif et odieux ^ ; il leur annonçait ce qu'ils avaient encore à attendre du sort. Agave, selon la loi des Grecs, ne peut restera Thèbes,

qu'elle a, bien qu'involontairement, épouvantée, souillée,

par un meurtre exécrable. Gadmus lui-même doit s'en exiler avec son épouse, la fille de Mars, Harmonie. Tous deux vivront chez les peuples de l'illyrie; métamorphosés

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