Ilipp., V. 1082-1107. Voyez notre t. 111, p
2. V. 1238 sq ; 1337 sqq. De ce que Bacchus. dans ses reproches (v. 1333, 1336,1338) et dans ses châtiments (v. 1321 sqq), confond l'innocent Catmus avec ses coupat»les filles; de ce queCidmus tantôt se sépare d'elles (V. 1249, 1287, 1292), lanlôt accepte une solidarité quil pourrait rejeter (v. 1238), quelquefois accuse la vengeancedu dieu d'avoir été trop loin (v. 1238, i337), quelquefois aussi la trouve juste
(v. 1335), faut il conclure, avec Bœcklx [Grxc, trag. prmc. . xxiv), que les Bacchantes, dans leur ('lal actuel, accusent un remamemeni le plus souvent maladroit? Je ne le ppnse pas. 11 n'y a rien là qui ne soit d'acconi avec l'idôe que les anciens se faisaient et «le leurs «lieux, dieux
passionnés, emportés, comme les hommes, par la colère et le ressentiment, bien au delà des bornes de la justice, et de leur fitalité, puissance irresponsable, à qui on ne demandait pas compte de ses etr-inges décrets- rien qui ne reproduise les apparentes contradictions de langage auxquelles se laisse aller la douleur. Cad mus se contrethl-il réellement, lorsqu'il fait cause commune avec le crime ou le malheur de s^s filles, et qu'il s'éciie (v. 1238) : - Le dieu nous punit justement; «ou bien (v. 1335) : « Bacchus, nous avons failli! - N'y a-tii pas la un oubli de sa propre cause, naturel chez un père? une concession également naturelle à la violence du dieu ?
,en serpents*, ils deviendront une sorte de signe belliqueux, de gage de victoire, pour ces barbares, qui les placeront sur un chariot traîné par des bœufs, en tête de leurs armées, quand ils marcheront contre les Grecs ^. A la fin, Mars, prenant en pitié sa fille et son gendre, les transportera dans les îles Fortunées.
La perspective lointaine d'un repos si chèrement acheté
ne consolepoint ladouleurprésenle de Gadmus. Les adieux
déchiiants du père et de la fille prolongent la pièce, peutêtre un peu au delà des bornes, par une conclusion fort
semblable, en cela et en d'autres points encore, à celle de
Y Electre du même poëte^
J*ai rapporté en note quelfues fragments de l'imitation que fit Attius de cette tragédie au septième siècle de Rome. Elle n'eût peut-être pas été possible dans le siècle précédent, en présence du terrible sénatus-consulte qui, plus efficace que les ordres de Penthée, extirpa de l'Italie le
culte secret de Bacchus*. On peut conclure d'un vers de
Juvénal % qu'à une autre époque, Stace écrivit, d'après
Euripide, sous le titre d'Agave, une sorte de livret tragique pour le pantomime Paris ^. Dans l'intervalle, Ovide
avait composé, de Thymne d'Homère et de la tragédie d'Euripide, non sans quelque mélange du faux goût qui lui était propre, un de ces beaux drames épiques qui forment le tissu de ses Métamorphoses'.
Au quatrième siècle de notre ère, l'auteur des Dio-
1. V. 1321 sqq. Cf. Apollod., Bihl, III, 5; Hygin., Fab., vi; Horat.,
^pist. ad Pisones, 187 ; Metam., III, 98; IV, 562 sqq. ; Nonn , Dyon., XLIV,
2. V 1324 sqq. Cf. Herodot, IX, 42; Appian , lllyr., iv; Slrâb., VII,
Pausnn. , ficeot., V. , , -,
3. Voyez t. Il, p. 361. Je ne sais sur quel fondement Bode prétend [Histoire de la poésie grecque, tragédie, t. III, p. 51 7 sq.) que le dénoûment des Bacchantes e5t une addition d'Euripide le jeune. Il se serait, en ce cas, bien fidèlement conformé aux exemples du poète.