Voyez t. I, p. 6 sqq
EURIPIDE, n. — 18
'.Si
EUBIPIDE
eut atteint ou fut près d'atteindre à toute ««^ gravite le besoin de délasser d'une trop grande contention d espr t la masse la plus grossière des spectateurs-, celui de .attacher en quelque chose le spectacle a son ongine bachique, doit il S'était fort écarté, de répondre aux recla-
3„s des dévots serviteurs du dieu, lesquels n y trouvaient plus rien qui eût rapport a son culte , 1 une o»
l'autre de ces raisons, peut-être toutes deux ensemble firent qu'on s'ansa d'emprunter à ce que nous venons d'appeler la partie bouffonne de ces antiques têtes 1 élément principal du drame satyrique, les Satyres. Ils avaient primitivement été introduits dans les chœurs dlthyram^biques, à ce que l'on rapporte du moins', par Arion: une lois ces chœurs devenus, au moyen de certaines additions, de certains retranchements, la trj^^^'
ils y furent ramenés, soit, on l'a cru , d après un passage d'Horace' surtout, par Thespis lui-même, soit par un^de ses successeurs, qui fut l'un des contemporains e des rivaux d'Eschyle', par Pratinas », comme on le pense plus généralement » et avec plus de vraisemblance. Pra-
V Hora?'' 'tS: 'àdPisones, v. 226 sqq.; Diomed, III : M Victorin., i. nordi., cf^t>«'. «j^« •ASnanheîm Brumov, i^td., etc.
3. Zenob., Prorerb., V 40, Sui(i.,v ^^^^ P ""j^^^aroues surVArt "t leml'e;- fl;ip;nfad'Bo;ï.;Eirstked{:;7,,d. beaucoup d'autres
^^^6.' Horat., Epût. ad Pisones, v. 220 sqq. :
Carminé qui tragico vilem certayit ob hircum MoTetiam agreltes Satyros nudav.t et asper incolumigravitatejocumlentavit
lïX l-.'à?;.lîi??d^ In H^o;;f -^p^- <•" i"--. V. .16. on
' T. t',:rZoTeTv7.ne des critique, favorables à cette opinion,
r^.r-j, Wfi^ker, ibid., p. 276.
LE CYCLOPE
tinas était de Phlionte, ville à laquelle Phlias, fils de Bacchus avait donné son nom ' ; il était du pays des Doriens, où avaient été institués par Arion, où s'étaient perpétués dans le dithyrambe, dans cette tragédie del'ancisn temps, les chœurs bouffons des Satyres; on conçoit (jue ce
soit lui plutôt qu'un autre qui les ait restitués à la tragégie athénienne ^ De là ce qu'on a appelé le drame satyrique ^ drame de nature mixte, dans lequel reparaissaient* les personnages habituels de la tragédie, ses dieux et ses héros, avec la dignité de leurs mœurs et de leur langage, mais un peu compromis cependant, un peu rabaissés parla familiarité de l'intrigue; par le commerce de personnages d'ordre subalterne, quelquefois risiblement effrayants, centaures , cyclopes, brigands , tyrans fameux, et autres ; enfin par la pétulante gaieté d'un
chœiir, témoin consacré de ce gonre d'actions, qui donnait à la composition, plus que tout autre chose, sa forme, son caractère, qui lui imposa son nom, d'un chœur de Satyres.
Homère, on Ta remarqué *, dans quelques récits em-