Eustath., ad Odyss.y XYllL
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preints à la fois de sérieux et d'enjouement, avait encore le premier mis sur la voie de ces pièces tragi-comiques, de ce genre qu'un ancien a appelé la tragédie en belle humeur^ Jusqu'où lui était- il permis de descendre? Beaucoup plus bas assurément que ne le ferait supposer
Horace quand il la représente essayant, sans trop oublier sa gravité, de la plaisanterie, Incolumi gravitaie jocum tentaviL*, et, comme une dame romaine qui prend
part modestement à la danse sacrée dans un jour de lète, se mêlant, la rougeur sur le front, à la compagnie folâtre des Satyres :
Effutire levés indigna tragœdia versus, Ut festis matrona moveri jussa diebus, IntereritSatyris paulum pudibunda protervis».
Cette dignité, cette pudeur de Melpomène étaient mises dans le drame satyrique des Grecs à de rudes épreuves, et ne s'en retiraient pas aussi intactes que semble le prétendre Horace. La muse s'y prêtait de bonne giâce à des ieux dignes de la Thalie d'Aristophane, où rien, sauf neut-ôtre les gros mots, inornata et dominantia nomina\ n'était interdit; rien, la saleté, l'obscénité même. Nous
9 Peut-être (c"e<t l'avis de Welcker, thid., p. 323) Horace ^niena ii oue dans ce. pièces les héros ne se relâchaient en rien de leur dignité,
à auelques ;,tual.ons. avec quelques personnages qu'ils se trouvassent d'aiîTeurs mêlés Cela est vrai, sauf exceptions. Hercule, par exemple, héros auxTppetit^ tout humains, et de plus héros theba.n qualité qui
reîSosait fort à la raillerie alhénieni.e, était parfois présente d'une facXauss familière dans le drame satyrique que dans la co".éd.e elfe même On s'y égayait .ans façon aux dépens de sa voracUé (voyez ce (me dit de r//crcu Jdu second AstyMamas W. C. Kayser, msi crU. ^Vn nrcBc ISkb P 66 sq.); et même un poêle dramatique de qui on Uûl pas aUeAd^^^ 3e 'gaieté, Denys le tyran alla jusqu a e
Znlrer fouffrant d'une indigestion et se laissant administrer par ?^^ "ne d'assez mauvaise grâce? un lavement! (Voyez le passade d Eust hc sur le V, 514 du XI livre de Vlliade, que cite Fr G. Wagner, ïnlV^ran arœc fraQm.,éd.F. Didoi, 1846, p. 110. On trouvera
plu io in^chr^^^^ Euripide, d.ns l'Ulysse de son Cy-
?]o;. dans r Hercule de son Sylée, des exemples de l'une et de l'autre manière.