‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 836 sur 893 · Celle du théàtie d'Eschyle, Paris, 1770 et · texte numérisé non relu

Celle du théàtie d'Eschyle, Paris, 1770 et

8. Cello du tliéàtre d'Eiu-ipMe, à paît, Paris, 1782, et, depuis, dans la cinquu'me édition du Thvdlre des Grecs de Brunioy, Paris. 1785.

Celle de illécuhe d'Euripide, Paris, 1/83. L'auteur s'est profosc

d*y mettre, et comme Vu iemarqué Dupiiy, dans le Jonrnnl des Savants (le celte année, y a mis plus de (idélite à la lettre et à l tc,prit (in

texte, que n'avaient fait ses devanciers.

SUR LA TRAGEDIE GRECQUE

qui n'ont été rien moins qu'inutiles à celles qu on a faites

depuis des mêmes chefs-d'œuvre. Il me semble qu'on abuse un peu trop contre elles du progrès que le temps

a amené dans la correction et l'intelligence des textes, dans le sentiment de l'art antique, des changements qui

se sont introduits dans la manière de traduire, et qui ne

sont peut-être pas tous des progrès. Mais, ces réserves"!

faites, je répéterai, ce que j'ai plus d'une fois dit ailleurs *, que les auteurs de ces traductions se sont trop

souvenus, en les écrivant, des habitudes de notre scène; qu'ils y ont trop ramené la scène antique ; que, plus fidèles à la lettre qu'à l'esprit de ce qu'ils avaient à rendre, \ ils en ont trop souvent émoussé la vivacité poétique, trop souvent altéré, fardé la simplicité, la naïveté ; qu'en somme ils ont généralement, contre leur intention, exprimé laborieusement de la tragédie grecque une image assez peu

ressemblante. J'excepterai la dernière en date de ces traductions, celle que La Porte du Theil a donnée d'Eschyle ^ , et qui se distingue précisément par une application souvent heureuse, quelquefois pénible et bizarre, à suivre les allures les plus extraordinaires de son modèle.

Ces ouvrages que produisit dans le dix-huitième siècle l'étude sérieuse des tragiques grecs, n'étaient pas, pour

bien des raisons, à cause de leurs défauts et même de leurs mérites, de nature à redresser les idées superficielles et fausses que ne cessait d'en donner une littérature

plus mondaine à un public devenu, par le relâchement de l'éducation, par les distractions croissantes de la société,

désormais peu capable de les vérifier. Le temps où la cour

littéraire de Sceaux prêtait l'oreille aux éloquentes versions de Sophocle, d'Euripide, qu'y improvisait, comme naguère Racine devant ses amis^, le savant Malezieu; où, sous la direction de cet ami des lettres antiques, elle s'amusait à représenter une traduction qu'il avait écrite pour

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