‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 837 sur 893 · Voyez, plus haut, p. 346, et t. II, p · texte numérisé non relu

Voyez, plus haut, p. 346, et t. II, p

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JUGEMENTS DES CRITIQUES

elle de VJphigénie en Tauride; où le jeune Voltaire, admis à ces entretiens, à ces fêtes classiques, y concevait la première idée de son Œdipe *; où, dans une autre petite cour, non moins zélée pour la gloire de l'antique tragé-

'' die, on provoquait à la faire revivre le talent malheureusement impuissant de Longepierre -^ ; ce temps, malgré

les dates, appartenait plus au dix-septième siècle qu'au

dix-huitième. De mémo, Saint-Évremond % homme du

premier, avait, comme d'autres fauteurs de Perrault, anticipé sur la lôgèreté dédaigneuse du second, lorsqu'il lui avait plu de ne voir dans le théâtre tragique des Grecs qu'une école dangereuse de terreur superstitieuse et de lâche commisération; lorsque, vantant les progrès que 'a peinture de l'amour avait valus et promettait à notre tragédie, il avait prononcé ce singulier oracle, bientôt démenti par l'événement : « Qui pourrait traduire en français, dans toute sa force, YŒdipe même, ce chef-d'œuvre

des anciens? J'ose assurer que rien au monde ne nous

paraîtrait plus barbare, plus funeste, plus opposé aux vrais sentiments qu'on doit avoir. » Le théâtre d'ailleurs,

la grande école de l'époque, n'avait cessé de s'éloigner de la simplicité grecque, grâce aux vices apparemment impérissables que lui conservaient soigneusement les Lagrange-Ghancel*, les Danchet ', les Boissy «, les Châteaubrun ', les Poinsinet de Sivry \ les Marmontel \ Lafosse '"

et Grébillon'* eux-mêmes, et dont ne s'écartaient pas autant qu'on aurait pu le croire Guimond de La Touche,

dans son Iphigénie en Tauride *^ Ducis, dans son Œdipe

chez Admète*^ La Harpe, dans son Philoctète **; j'a-

1. Voyez Voltaire, Epître dédicatoire ô'Oreste à la duchesse du Maine.

2 Voyez Voltaire, ibid, et ce qui, d'après d'autres ouvrages, est dit de cette tentative au t. II, p. 247 de nos Études.

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