Éditeur de Sophocle et d'Luripide en 1825, etc
8. Voyez-en la liste infinie, où brillent d'autres noms encore, à divers degrés célèbres, dans le Lexicon bibliographicum d'Hollmann.
JUGEMENTS DES CRITIQUES
de la même lumière. Winckelmann, travaillant à décrire
et à expliquer les belles statues que nous ont laissées les Grecs, fut naturellement conduit à s'occuper de leur tragédie, qui n'est guère, comme il l'a montré, que leursta-
tuaire animée et transportée vivante sur la scène. Cette vue nouvelle ne fut point perdue pour la critique littéraire ; elle produisit, dansles écrits de Winckelmann lui-même*, dans ceux deLessing2 qui sont tout à fait de la même époque,
un peu après chez Herder, chez Schiller », ces belles études
de la vérité tragique des Grecs, oii ils ont si bien analysé
le mélange, divers selon les poètes et les époques, d'idéal
et de réel, de grandiose, de beauté, d'expression, qui la constitue.
A ces études se rattachent les idées plus complètes
exposées de nos jours, sur le même sujet, par un des plus grands critiques de l'Allemagne, habile, entre tous, à pénétrera génie de toutes les littératures, une seule exceptée C'est dans l'espèce de pamphlet littéraire, qu'il publia à
Pans même, en fort bon français, contre l'une des gloires
les plus brillantes et les plus pures de la scène française, c'est dans sa Comparaison entre la Phèdre de Racine et celle d'Euripide, comparaison savamment, spirituellement partiale, dontj'ai ailleurs dénoncé l'artifice^ que M. Guillaume de Schlegel annonça, en 1807«, son système sur la tragédie grecque. Il ne tarda pas à lui donner plus de développement dans les premières, et, selon moi, les plus remarquables leçons d'un cours de littérature dramatique
professé, je crois, en 1808, imprimé en 1809 et isii et
dont Mme Necker de Saussure a donné une bonne tra-