‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 868 sur 893 · Athen. Deipn., XI · texte numérisé non relu

Athen. Deipn., XI

CT l'iIISTOIRK de la CRiTIQUK CHEZ LES GRECS. 427

volontiers les prétentions littcr(^tffês et les faux succès. Euripide, bien que mort depuis quelque temps déjà, avait toujours sa place dans les parodies, les satires littéraires de la moyenne comédie. L'admirateur fanatique

d'Euripide, le PkHeuripide^ devint même un de ses personnages favoris * .

Plus tard, la comédie nouvelle, qui relève d'Euripide,

semble lui rendre plus de justice. Chez Diphile, on l'appelle (c un poëtc d'or ». On dit chez Philémon : « Si

« j'étais sûr que les morts, comme quelques-uns le préce tendent, eussent encore du sentiment, j'irais me pendra « aussitôt pour voir Euripide^. » Peut-être, il est vrai, n'est-ce ni Diphile, ni Philémon qui s'expriment ainsi

pour leur compte, mais encore quelque Pliileunpide.ToW'

tefois,avec le temps, Euripide devenait à son tour un ancien, et c'est à lui que désormais allaient être immolées

les gloires contemporaines. Quoique certtains passages

conservés d'Antiphane,deTimoclès, sur le caractère de la tragédie et delà comédie, montrent l'inclination des comiques de cet âge pour la dissertation littéraire, les poètes occupent chez eux moins de place que les philosophes. M. Meineke^ avait déjà fait cette observation qui a été pour M. Egger le point de départ d'une revue piquante des ouvrages composés alors dans cet esprit. Il les analyse, il

les extrait et a la bonne fortune de pouvoir reproduire une

tirade morale de Simylus* échappée à la diligence de M,^JÎ*^ineke.

Cependant, depuis assez longtemps déjà, la critique, ainsi qu'auparavant l'histoire et la philosophie, avaitpassé

de la poésie à la prose, par Platon, Aristote, Théophraste.

Delà censure individuelle des poètes on en était venu, dans les écoles philosophiques, à la recherche des lois de l'art, à la classification, à la définition, à la théorie des genres.

1. Axionicus, Philirpide ou Philippe avaient composé des comédies

SOUS ce titre. Voyez Meineke, Hist. crit. com.grœCj p. 341, 417,474.

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