‹ Études sur les vases peintsChapitre 17 sur 72 · Il Museo Bartoldiano, in-8% Berlin · texte numérisé non relu

Il Museo Bartoldiano, in-8% Berlin

7. A brief description of thirty-two ancienl greek painted vases, lately found in excavations made at Vtdci, in the roman territory, by M, Campanari, in-8*, London, 4832.

8. Antichi vasi depinti délia coilezioni Feoli, in-8<^, Roma, 4837.

9. Descrizione di alctmi vasi fitiili antichi délia collezione Jatta in Ruvo, in-8*, Napoli, 4846.

enfin, s'il m'est permis de citer ici mes propres travaax, ceux que j'ai publiés moi-même sur ces matières ' .

Quant aux vases de la collection Campana, je l'ai déjà dit, plusieurs des plus remarquables ont été publiés par l'Institut archéologique. Les fouilles entreprises par le marquis Campana ont été l'objet de plusieurs articles insérés dans le Bulletin de cet Institut ; j'aurai occasion de rêve* nir plus d'une fois, dans la suite de ce travail, à ces articles et à ces gravures.

L'art du potier ou la céramique se divise, comme tous les autres arts, en deux parties bien distinctes : celle qui est purement mécanique, et celle qui dépend du goût et du savoir-faire de l'artiste '.

Dans la première partie sont compris tous les éléments de la préparation.

La plupart du temps, l'argile dont sont formés les vases est d'une grande finesse et préparée avec soin ; sa couleur est d'un rouge plus ou moins vif, suivant le degré de cuisson auquel le vase a été soumis. La pâte est tendre et se raye facilement; elle est poreuse et perméable, et aucun vase, s'il n'a reçu à l'intérieur une couverte ou émail, n'est propre à contenir des liquides. Il y a une grande différence entre les terres dont sont formés les vases, et les analyses qui ont été faites suffiraient à elles seules à constater la multiplicité des lieux où étaient établies des

1 . Description des antiquités et objets d'art qui composent le Caiiinet de feu M. le chevalier E. Durand, in-S*, Paris, 4836. — Description d'une collection de vases peints et de bronzes antiques provenant de l'Étrurie (fouilles du prince de Canino), in-8°, Paris, 4837. — Description des vases peints et des bronzes ofUiques qui composent la collection de M. de i^(agnoncour), in-8*, Paris, 4839. — Description de la collection d^ antiquités de M. le vicomte Beugnot, in-S», Paris, 4840.

2. Les recherches qu*on va lire sont puisées principalement dans le travail de M. le duc de Luynes sur la poterie antique, travail inséré dans les Annales de l'Institut archéologique, t. IV, p. 438 et suiv. Les connaissances chimiques de l'illustre archéologue et les expériences auxquelles il s'est livré pour se rendre compte des procédés employés par les anciens dans la fabrication des vases peints sont un privilège qui lui appartient exclusivement, aucun savant de notre époque ne pouvant se vanter do joindre cet avantage à son érudition classique. — Nous avons aussi consulté un mémoire très^intéressant de M. A. Deville (Recherches sur la peinture des vases antiques, Rouen. 484Î, in-8*), où Ton trouve des idées et des vues neuves et ingénieuses. — De précieux renseignements nous sont fournis dans le beau travail de H. Otto Jahn, placé

fabriques. M. Samuel Birch ^ fait observer qu'il est infiniment regrettable que dès les premières découvertes on n'ait pas fait attention à la composition des pâtes.

Tous les vases, même ceux de grande dimension» ont été faits sur le tour à potier, qui, pour la forme et la disposition, devait différer fort peu du tour des potiers modernes ; le pied et souvent le col ont été tra-* vailles à part et réunis au vase sur le tour. Souvent les pieds sont marqués en dessous de traits, de lettres ou de monogrammes destinés à indiquer les pièces auxquelles ils devaient être ajustés; les anses étaient également préparées à part et venaient se fixer à la fm de l'opération au corps du vase. Le peu d'épaisseur et la délicatesse avec laquelle les parois ont été faites sont, dans le plus grand nombre des cas, d'une perfection admirable. La surface extérieure est unie et polie avec le plus grand soin. C'est ce poli qui donne à l'argile ce grain serré, toujours grossier dans la cassure, où les terres, quelque bien préparées qu'elles soient, paraissent rudes. Pour donner plus d'éclat à la couleur rouge, on recouvrait légèrement la surface extérieure d'un vernis ou glacis auquel on ajoutait au besoin une matière colorante ; puis on laissait sécher au soleil, et on mettait au feu.

Selon les uns, les vases auraient été peints en sortant des mains du potier, et encore si frds qu'ils cédaient à l'impression du doigt. Tout aurait cuit ensemble, terre et couleur*. Selon les autres, ce n'est que lorsque le vase était parfaitement sec qu'il aurait passé dans les mains du peintre, qui y dessinait ou esquissait le sujet qu'il voulait représenter'. Une troisième opinion n'admet la peinture qu'après une première cuisson^. Quoi qu'il en soit, cette peinture consiste dans l'application d'une couleur noire obtenue au moyen de l'oxyde de fer. Était-ce l'eau, la térébenthine ou l'huile qui servait à étendre la couleur? Le savant le plus habile et le

en tôle de son catalogue des vases de la Pinacothèque de Munich {Beschreibung der Vasensammlung Kônig Ludwigz in der Pinakothek zu Mûnchen, Munich, 1854, p. cxxxix et suiv.), et dans VHislory of ancient poUery, de M. Samuel Birch, Londres, 4858, t. ï, p. 2Î6 et suiv. Ces deux ouvrages donnent un résumé de tous les travaux faits antérieurement sur cette matière. — On peut aussi consulter avec fruit les Lattres de Gherardo de Rossi adressées à Millingen et imprimées en tôle des Vases de Cogkill, Rome, <8n, p. m et suiv. — Jorio, Sxd metodo degli antichi net dipingere ivasi, Napoli, 4813. — R. Gargiulo, Cenni su i vasi filtili italo-greci, Napoli, 4834.

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