Suprà, p
3. Voir, entre autre?, Strab., Geograph., v, p. 249. — Scymn., Chius. 219. — Tacil., Annal., iv, 55. — Plin., Hist. nat., ni, 5, 8. — Fcst., suh verbo Sardi vénales, etc.
l'influence la plus immédiate sur le développement de la civilisalion étrusque'.
Ce que je viens de dire des vases bruns s'applique aux vases de pâte noire. Ils sont de formes beaucoup plus variées que ceux de couleur brune ou grise. On en rencontre des plus bizarres ; quelques-uns ont le caractère de l'archaïsme et doivent avoir été fabriqués à une époque ancienne, par exemple ceux de Véies, ville détruite par tes Romains en 390 avant notre ère. D'autres appartiennent incontestablement A un âge de décadence et doivent avoir été produits vers les dernières années de la
République romaine*. Plusieurs de ces vases semblent avoir été faits avec l'intention d'imiter des vases de métal; ils sont surchargés d'ornements; des animaux naturels ou fantastiques, des monstres, des hommes, des femmes, des bustes humains, couvrent le corps du vase ou font saillie sur les bords de l'embouchure, sur le col, sur le goulot; des lions ou des panthères rampent le long des anses et s'agencent avec des ornements de diverse nature, des feuillages, des fleurs*, etc. Les têtes en relief posées à difl'érents endroits du vase rappellent les trois têtes sculptées qui se voient sur la très-ancienne porte d'entrée de la ville de Volterra*.
1 . L'Ètrurie et lei Étrusque», ou Dix atts de fouilles dans lu niaremmes lotcaites, p. 99 et suiv., Paris, Didot, (86Î, in-S".
i. Hicali. MonumeHtiiHedili, 1B&4, p. 163.
3. On pcuL voir les formes exlrèmemenl variées de ces poteries dans les iillas de Micali, Monumenli iiiedili, (833, lav. XVIl-XXVII, e[ Monumenti inediti, <S4i,
ta^ . xxvn-xxxiv.
i. Micali, Xlonumenti inedHi, t833, Uv. VU.
Je reproduis ici un vase noir en forme de poisson ' , tiré de la Collection Campaoa.
On possède dans ces poteries étrusques, comme je l'ai dit, les formes les plus bizarres. On a des espèces de canopes, ressemblant beaucoup aux urnes égyptiennes, auxquelles on a donné le nom de canopes, et qui sont des vases funéraires ayant pour couvercles les têtes des quatre génies de l'Amenti. Les urnes étrusques ont pour couvercle une tête humaine; des bras s'adaptent dans les anses et au moyen de chevilles aux Hancs de chaque côté du vase*. Je citerai encore de grands
plateaux de foniie carrée portés sur des griffes de lion et décorés de tètes humaines et d'animaux', des espèces de fourneaux {focolari) dont la destination est inconnue et dont je donne ici la figure. Il y en a quatre de cette espèce, mais variés de forme, dans le Musée Napoléon lit.
1 . Voir un vase analogue dans les Aimales de Vliatilut archéologique, i. XXIV, pi. G.
ï". Micali, Mommenti inediti. 1833, lav. XIV, XV, XVI, et 48», Uv. XXXU. - Cf. Abeken, MitteUtalie», p. S73.