Samuel Birch, History of ancient potiery, t. II, p
7. Aless. Yisconti, Sopra alcuni vasi sepolcrali rinvenuti nelle vicinanze délia antica AlbonLonga, Roma, 4847. — Bulletin de l'JnstittU archéologique , 4846, p. 94.
des canthares, des holcions, des plats, des coupes, etc., etc. 11 existe une ressemblance extraordinaire entre ces vases étrusques et certains vases péruviens et mexicains, et il faut un œil exercé pour les distinguer. Les poteries noires n'ont aucun ornement; d'autres sont décorées de basreliefs faits au moyen de moules ou d'estampilles, et de cylindres qu'on passait sur la terre encore molle. On produisait ainsi des frises dans lesquelles se trouve répété plusieurs fois le même sujet. On reconnaît facilement sur les vases décorés de zones en bas-relief l'impression de cylindres de terre ou de pierre, gravés à la manière des cylindres assyriens ou babyloniens, car dans mainte occasion le cylindre revenant au point de départ a passé une seconde fois sur les sujets déjà imprimés. Les compositions en très-bas relief consistent en oiseaux, lions, sphinx, cerfs, griffons, centaures, poissons, têtes humaines, génies ailés, déesses ailées portant dans chaque main des panthères, des lions ou des oies, comme la Diane du coffre de GypsélusS ou bien des déesses ailées tenant une pomme ou un vase, semblables à certaines figures de bronze qui servent de manches à des miroirs étmsques. Souvent ce sont des zones d'animaux (^(otSiov) traitées comme dans les vases peints de style oriental, ou des processions de personnages qui s'avancent vers des divinités assises. On a cru reconnaître dans ces processions des suppliants qui portent des offrandes aux divinités infernales. Le tout a un caractère oriental très-prononcé. L'art étrusque et Tart primitif des Hellènes se rencontrent ici sur le même terrain. L'origine lydienne des Étrusques attestée par Hérodote*, confirmée par un grand nombre de témoignages anciens^ est un fait admis par les archéologues les plus éminents, et qui semble aujourd'hui à l'abri de toute contestation sérieuse; les monuments sont d'accord avec les témoignages écrits, et pour tout homme qui a étudié ces questions, qui a l'habitude des ouvrages d'art anciens, il est évident que les monuments appartenant aux âges reculés qui ont été découverts en Toscane ont été exécutés sous une influence directement asiatique.
Un archéologue bien compétent en ces sortes de matières, et qui a longtemps résidé sur les lieux, M. Noël des Vergers, vient d'examiner de nouveau la question de l'origine du peuple étrusque, et, frappé de l'aspect oriental qui se révèle partout dans les monuments les plus anciens de ce peuple, il n'hésite pas à admettre que l'élément asiatique a exercé