ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 9. — Les (êtes de face sur les monnaieid paraissent déjà à l'époque de Pharnabaze qui jouit d'un pouvoir très-étendu comme satrape de Perse, de 443 à 374 avant J.-C. Duc de Luynes, Monnaies des Saîrapies, pi. I, n<^ 2 et 4. — Cf. Cb. Lenormant^ Mémoire sur les peintures que Polygnole avait exécutées dans la Lesché de Delphes, p. 35. Comparez mon travail , p. 97.
Page 41. — On prétend que c'est par une erreur de Fauvel que Ton a attribué à Gimon, fils de Mlltiade, le vase cinéraire conservé au Cabinet des médailles. Le £àit est que ce vase fut découvert dsms le tombeau Insomum ou à deux places situé sur le revers de la Colline du Musée, qu'une tradition sans aucun fondement solide appelle tombeau de Ctmon, mais qui parait postérieur au temps du héros athénien.
Page 42. — Les sujets funèbres, ai-je dit, à quelques rares exceptions près, appartiennent à la dernière période de l'art de peindre les vases. Il faut en excepter toutefois la ctasse si nombreuse des lécythus athéniens qui remontent à la plus belle époque de l'art chez les Grecs.
Page tO, ligne S. — Supprimez ces mots : où l'on a reconnu qu'il n'y a rien de moins prouvé que les rapports des vases peints avec les mystères.
Page 34. ^ Lisez : Plusieurs vases à fond blanc ont aussi été trouvés en Étnirie. De ce nombre sont le cratère du Musée Grégorien où l'on voit la naissance de Baochus, une coupe de la fabrique d'Euphnmios au Musée de Berlin, quelques grandes coupes de la Pinacothèque de Munich, entre autres, celle où est figuré le combat d'Achille et de Pentbésilée et celle où parait Apollon venant au secours de Latone attaquée par TityuS) et enfin une très-belle coupe du Musée Napoléon III, dans l'intérieur de laquelle on voit Thésée qui lutte avec Procuste. A Munich, on conserve une autre coupe à fond blanc, trouvée à Égine où l'on a représenté l'enlèvement d'Europe. La coupe de la toilette d^Anésidora, autrefois de la collection de M. de Magnoncour, a été tirée, en 4828, des fouilles de Nola. BuU. de l'Inst. arch. 48S9, p. 49. Une délicieuse coupe à fond blanc conservée au Musée britannique et trouvée à Camiros montre Aplirodite, A^po^triç, sur le cygne.
Page 44.— Le vase Dodwell ne peut guère avoir élé fabriqué que vers la cinquantième olympiade, 580 ans avant notre ère. (Voir Samuel Birch, History of ancient potiery, vol. I, p. 264.)
Page 46. — L'hydrie sur laquelle est représenté Achille mort, couché sur un lit funèbre et pleuré par les Néréides, a été publiée, mais sans qu'on ait reconnu le véritable sujet, dans les Annales de l'Institut archéologique, tome XXXVI, pi. 0. et P.
Page 46. — La pyxis portant la signature de Chairs a été publiée dans YArchœologische Zeitung, 4 864, pi. CLXXXIY .
Le vase portant la signature de Timonidas a été publié dans le même recueil, 1863, pLCLXXY.
Page 49. — La présence de vases de terre noire, de travail étrusque, vient d'être constatée dans les fouilles exécutées à Camiros par M. Salzmann. (Voir p. 48t.)
Page 50. — Voir, sur les vases en forme de hutte ou de cabane, un travail de M. le duc de Blacas, dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France , tome XXVIII, p. 90-444.
Page 98. — M. Fr. Lenormant (Monographie de la voie sacrée éleuiiniemte, t. I, p. 393) donne l'explication suivante du magnifique vase publié par la commission impériale d'archéologie de Saintr-Pétersbourg, pi. II, 4860 :
« L'omphalos placé sur le devant fournit, pensons-nous, la clef de la scène centrale. Il faut se souvenir de la tradition suivant laquelle l'omphalos était le tombeau d'Iacchus ou Dionysus Zagreus. C'est dans ce sens que nous l'entendons sur le vase de Kertcb. Dans la suppliante nous voyons Coré assise auprès du tombeau de son fils et demandant à Zeus de le ressusciter. Pallas l'assiste, comme la déesse qui a préservé de la destruction la partie du corps de l'enfant divin où s'est concentrée sa vie et d^où sortira la force nécessaire à sa résurrection. Quant à Hermès, il est là comme psychopompe, non-^ulement comme le dieu qui conduit les âmes dans l'empire d'Hadès, mais surtout comme celui qui, chaque année, en ramène Proserpine pour lui faire reprendre sa place dans l'Olympe; il rendra le même service au jeune Zagreus et le ramènera des demeures infernales sur l'ordre de son père... Nice apportant la couronne est l'emblème de la victoire que Zeus va remporter sur les Titans, meurtriers de Zagreus. Quant au groupe de Séléné et de PanrPhosphoros , il exprime l'idée de l'aube du jour qui va succéder à la nuit au moment où le jeune dieu renaîtra. L'assimilation des deux courses, diurne et annuelle, du soleil est constante dans les religions antiques. »
Page 406. — L'inscription imprimée en creux plutôt que gravée sur le vase de la collection Temple au Musée britannique paraît devoir être lue : BaoUimc nroXiftotou ^XciraTMpoç. Les lettres sont très-mal venues à l'estampage, et la couverte verdâtre a rempli les creux. L'inscription, comme l'a reconnu d'ailleurs M. Fr. Lenormant, est très-difficile à lire; elle a été examinée tout récemment par MM. Newton, Franks, conservateurs du Musée britannique et par moi. La reine qui y est représentée comme Bonne Fortune serait Arsinoé, femme de Ptolémée IV Philopator, et le vase aurait été fabriqué entre les années %th à 204.
MUSÉE NAPOLÉON IJI