Pylh,, IV, 457 sqq
Il est à remarquer que M. le duc de Luynes^ a rapproché des inscriptions de la coupe d'Arcésilas celles qui sont gravées sur un casque de bronze, trouvé en 1817 dans les ruines d'Olympie et conservé au Musée britannique'. Hiéron I^% tyran de Syracuse, contemporain de Pindare et d'Arcésilas, vainquit, près de Cumes, les Tyrrbéniens, dominateurs sur mer, dans une bataille navale (Olympiade, lxxyi, 3, av. J.-C. i7A), et commença la ruine de cette nation opulente, parvenue, par son commerce et les déprédations de ses pirates, au comble de la prospérité'. A cette occasion, ajoute M. le duc de Luynes, le tyran dédia un trophée à Olympie avec une inscription gravée sur le casque placé au sommet du monument. Les caractères ont une forme archaïque, et les irrégularités grecques y sont très-multipliées.
Il existe dans la collection Campana un certain nombre de grands vases d'une fabrique toute pailiculiëre , et qui paraissent remonter à une haute antiquité. Tous ne sont pas du même style, ni évidemment de la même époque. Ces vases ont été trouvés dans la tombe de Caere, d'où a été retiré le grand sarcophage de terre peinte auquel on a donné si improprement le nom de tombeau lydien, ou, s'ils n'ont pas été découverts dans la même sépulture , c'est dans les environs qu'on les a rencontrés. Il y en a, parmi ces vases, qui, par leurs peintures et leurs ornements, rappellent les vases de style oriental; d'autres, à couverte noire, ont des peintures à teintes rouges , blanches et brunes, superposées sur la couverte. Ces peintures représentent des animaux, soit naturels , soit fantastiques. D'autres montrent des chasses. La plupart de ces vases ont quatre et même six anses. Quelques-uns ont des couvercles, et ces couvercles sont enrichis eux-mêmes de peintures et d'ornements variés. Je ne crois pas qu'aucune collection, hors le musée Napoléon III, possède des échantillons de ces vases d'une fabrique toute particulière.
Les vases à peintures noires , sur lesquels sont tracées des inscriptions avec mélange de formes ioniques et doriques, sont peut-être un peu plus anciens que les coupes à fond blanc dont j'ai parlé plus haut, quoiqu'ils soient et plus brillants de couleur et d'un style plus soigné. Je serais assez disposé à faire remonter les vases où l'on voit le koph à l'époque