‹ Études sur les vases peintsChapitre 57 sur 72 · Supra, p. 30 et · texte numérisé non relu

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s'allie d'une manière sobre à de simples traits ou à quelques couleurs tendres qui rappellent, en quelque sorte, les diverses teintes que Tor pouvait recevoir dans la sculpture chryséléphantine , procédé dont s'est servi Simart dans la restitution de la Minerve du Parthénon, commandée par M. le duc de Luynes \ et, avant lui, Quatremère de Quincy *. L'extérieur de ces coupes à figures rouges sur fond noir annonce, la plupai*t du temps,* un travail assez ancien. Aussi je ne crois pas me tromper en faisant remonter au V siècle ou au commencement du iv* le cratère du musée du Vatican où est représentée la naissance de Baccbus ', la coupe de l'enlèvement d'Europe, trouvée à Égine et conservée à la Pinacothèque de Munich *, la coupe de la toilette d'Anésidora% et en général tous les beaux vases de cette espèce que nous connaissons *.

J'ai dit plus haut^ que Cimon de Cléones passait pour avoir, le premier, introduit les têtes de face et de trois quarts dans la peinture. Quelques années après, les têtes de face furent adoptées dans im grand nombre de villes grecques pour type de la monnaie. On connaît les admirables tétradrachmes d'Amphipolis ^ et ceux de Clazomène avec le nom du graveur Théodote® où paraît la tète d'Apollon, le médaillon de Syracuse avec la signature de Cimon et la tête de la nymphe Aréthuse *", et une foule d'autres pièces frappées dans diverses villes

4 . Voir un article de M. de Galonné dans la Revue contemporaine du 30 septembre 1866. — Cx)mparez Fr. Lenormant, Gazelle des Beaux-Arts, novemb. et décemb.

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