‹ Études sur les vases peintsChapitre 56 sur 72 · Museo Barbonico, vol.XIf, t. xxi*xxni · texte numérisé non relu

Museo Barbonico, vol.XIf, t. xxi*xxni

xxxn.

Maintenant tout ce qui est grand, élevé, vigoureux, tend à s*eflacer de plus en plus et les elTorts des artistes se porteront vers les sujets gracieux. Il est vrai que l'art, chez les Grecs, a pu se maintenir pendant nombre d'années pur et beau jusqu'à ce que le luxe eut envahi le pays et aiïaibli le sentiment élevé qui, jusque-là, avait guidé les artistes. On commença à employer la couleur blanche, en même temps que le rouge violacé pour les détails et les accessoires ; les inscriptions sont également tracées en blanc, ce qui doit faire placer ces sortes de produits céramographiques au quatrième siècle. £n général, les couleurs sont encore employées avec une grande sobriété. C'est la teinte rougeâtre de la terre, légèrement colorée, qui domine ; la pureté des lignes, la simplicité, la réserve dans les ornements décoratifs font le mérite de ces peintures. La négligence visible avec laquelle la plupart des revers sont traités fait penser que les vases, ainsi décorés, étaient destinés à être placés de façon à n'être vus que d'un seul côté.

Je dois parler ici des vases à fond blanc. Ces vases, faits d'argile, d*un ton rougeâtre, ont été enduits d'une couverte blanche, faite avec du kaolin ou de la terre de pipe soigneusement polie; les dessins consistent, la plupart du temps, en simples traits noirs, bruns ou rouges. Quelquefois des couleurs vives, comme le bleu, le violet, le rouge, le brun, le jaune relèvent ces dessins ; des ornements dorés les enrichissent aussi quelquefois ^ Le plus grand nombre de ces vases sont des lécythus de fabrique athénienne; quelques vases de cette espèce appartiennent aussi aux fabriques de l'Italie méridionale. Il est à remarquer que la sculpture chryséléphantine a quelque rapport avec les sujets peints dans l'intérieur des belles coupes que j'ai décrites précédemment et où l'or

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