Supra^ p. 31 et
2. Voir aussi un article sur les vases à ornements dores dans la Revue archéologique^ janvier 1863.
3. Gerhard f Elruskische und Kampanische Vasetibilder des KonigL Mttseums su Berlin, pi. C.
4. Gerhard, Apulische Vasetibilder des KbiiiyL Muséums, pi. C. •j. Monuments inédits de l'Inst. arch. t. lif, pi. xxxi.
l>. Piius. J/r.ç.s. XXVII, i; H-j'ut. \ii, 4. — Athen. xiv, p. 031, E.
l'avis de M. Otto Jahn^ qui regarde le nom de Proûomus donné ici au joueur de flûte comme se nipportant en effet au célèbre joueur thébain ; ce serait la célébrité de ce nom qui aurait déterminé à Tattribuer à d'autres joueurs de flûte qui vivaient dans les temps postérieurs.
Les lettres longues H et n sont employées sur les vases de la belle époque. Les signatures d'artistes deviennent plus rares; il en est de même des noms propres accompagnés de l'adjectir xa>oç ; la formule la plus ordinaire est xaXoç o i;ai^, où souvent on a encore conservé la lettre Il comme aspiration : jca^o; Ho xaiç. La date des vases où nous rencontrons des lettres longues dans les inscriptions est fournie par les noms des archontes éponymes, tracés sur des amphores panathénaïques*. Les lettres longues furent admises dans les actes ofliciels à Athènes sous l'archontat d'Euclide (olympiade XCIV, 2, avant J. G. A03); mai& il est évident, et tous les jours de nouveaux exemples viennent confirmer cette observation, qu*on en faisait usage avant cette époque dans les inscriptions non officielles.
Les compositions à plusieurs zones de figures superposées sont un genre de décoration qui a été constamment employé chez les anciens. On retrouve cette disposition à Tépoque la plus brillante des arts comme à l'époque la plus ancienne, et je n'ai qu'à citer ici comme exemple l'admirable vase signé par Midias (conservé au musée Britannique). C'est une hydrie qui appartient à l'art attique du milieu ou plutôt de la dernière moitié du quatrième siècle avant notre ère. Il's'y trouve un grand nombre d'inscriptions qui ont été découvertes et relevées par M. Éd. Gerhard, quoique ce vase soit connu depuis fort longtemps et qu'il ait été gravé et publié plusieurs fois. Outre les noms mythologiques, on y lit le nom de l'artiste, Mei^iaç cTroir.aev'.
Je dois dire ici un mot des vases de terre à couverte noire, d*un émail briilant.et enrichis de sujets estampés en relief, genre de décoration qui
4. BeschrcibanQ dcr Vasensa/nmlung Kônhj Ludivigs in der Pbuikolhek za Mmcheti^ p. cxcix.
t. Supra, p. 5.
3. Ed. Gerhard, \olice sur le vase de Midias au Musée Brilannique, BerliiH840. in 4«. — Cf. ReiHie de philologie, I. W, p. 481 et suiv. — H. Briinn. Ceschiclilc dcr gn'cchisrhrn Kunsllrr, t. U, p. 706.
s'exécutait quand la terre était encore molle et fraîche. Les formes de ces poteries sont très-variées; mais c'est surtout le petit vase à parfums, nommé par les Italiens guito ou lurerna qu'on rencontre le plus souvent dans les tombeaux de la Grande Grèce et bien plus rarement dans ceux de rÉtrurie. On connaît aussi des plats de diverses grandeurs, des œnochoés, des coupes et des phiales à ombilic enrichis d'ornements de ce genre. Le sujet que l'on rencontre le plus fréquemment montre autour de l'ombilic quatre quadriges guidés par la Victoire et montés par des divinités ^ On y voit aussi le vaisseau d'Ulysse passant devant les rochers des Sirènes'. Quant aux plats, ils sont ornés de têtes de Méduse, de Bacchus, de Silène, de lion, de panthère et d'empreintes de pierres gravées; et ce qui est très-curieux, on connaît de petites coupes ou cylix ayant À l'intérieur l'empreinte en relief d'un médaillon de Syracuse de la plus belle époque de l'art grec'. Les magnifiques médailles de Syracuse ont été frappées dans la première moitié du quatrième siècle avant J.-C, à l'époque de Denys le Tyran, mort en 367. Il est évident que les coupes enrichies d'empreintes de médaillons de Syracuse sont postérieures à la date indiquée ci-dessus et peuvent par conséquent avoir été fabriquées beaucoup plus tard. Mais on ne savait pas jusqu'à quelle époque descendait la fabrication de ces sortes de poteries. Deux plats qui ont fait partie de la collection Campana et qui se trouvent actuellement au musée d'armures et d'antiquités à Bruxelles montrent un relief de forme ronde où sont rSprésentés Romulus et Rémus allaités par la louve. Ce sujet tout à fait romain n'avait pas encore été signalé jusqu'ici sur les vases de cette espèce ; sa présence permet de constater que la fabrication des vases à reliers a continué jusqu'aux derniers siècles avant l'ère chrétienne.
On connaît aussi quelques fragments de poteries de cette espèce avec des inscriptions latines^
Dès le milieu du quatrième siècle avant Jésus-Christ, les Romains étaient intervenus dans les affaires de l'Italie méridionale. En 327, le consul Q. Publilius Philon entreprit de réduire la grande ville de Naples'; un parti s'était formé pour livrer la ville aux Romains et les deux princi-
\ . Gori, Muséum elruscum, I, tiib. vi» — Sam. Birch, Ilislory of ancicnt poHcry, l. I, p. 237. — Cf. mon Cal, Durajid, n" 4364.