IMilIingon. Ancienl uned. Monumenl^^ pi. xvi
lu COLLECTION CAMPANA.
dans ces peiutures. Une représentation rare et curieuse est celle qui montre Alcmène sur le bûcher ^
Au nombre des événements de la guerre de Troie , sujets chers aux artistes grecs de tous les âges, à côté de Tenlèvement de Thétis et du jugement de Paris, deux faits souvent représentés, on trouve Paris et Hélène, le sacrifice d*Iphigénie, la mort do Dolon, celle de Rhésus et enfin les derniers événements de Y Iliade : Acliille pleurant Patrocle, les Néréides portant les armes à Achille, les funérailles de Patrocle, le corps d'Hector traîné dans la poussière, etc. Parmi les événements post-homériques, on a souvent reproduit Tenlëvement du Palladium, et surtout l'outrage fait à Cassandre.
Les aventures d'Oreste*ont fourni souvent des compositions aux peintres de cette époque, surtout la poursuite des Furies, son expiation à Delphes, son voyage en Tauride et sa rencontre avec Iphigénie.
Parmi les mythes thébains^ je citerai Cadmus combattant le dragon, la mort des Niobides, la métamorphose et la mort d'Actéon, Penthée déchiré par les ménades, Chrysippe enlevé par Laïus , la mort et les funérailles d'Archémore, Antigone et Ismène, etc.
Le mythe des Argonautes a été souvent représenté sur les vases peints, et en particulier tout ce qui se rapporte aux aventures de Médée, ses amours avec Jason, son rôle dans la scène du combat contre le dragon gardien de la toison d*or, sa présence au moment de la mise à mort du géant Talos, etc. Mais ce sont surtout le meurtre de ses enfants et la vengeance exercée par elle sur Creuse, qui ont été traités par les artistes de la dernière époque.
Je mets ici sous les yeux du lecteur une amphore trouvée à Cumes, et qui fait partie du Musée Napoléon III. On y voit Médée qui égorge un de ses enfants.
Dans les mythes étoliens, c'est toujours l'éternelle chasse de Calydon qui est le sujet favori des artistes.
Viennent ensuite, dans les mythes du Péloponèse, Persée et les Gorgones, Bellérophon combattant la Chimère, la passion deSténobée pour Bellérophon, Pélops et OEnomaûs, la trahison de Myrtile, les amours de Pélops et d*Hippodamie, Atrée et Thyeste, Agamemnon, Clytemnestre et Égisthe, et, comme je l'ai déjà dit, les malheurs d'Oreste.
Dans les traditions de l'Attique, nous trouvons les aventures de Thésée, Triptolème enseignant Tagriculture , Borée qui enlève Orithyie, Térée et Philomèle, etc.
4. MonnmnUs inedils publiés par la Section française de rinstilttl arc/ieologi-
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II faut encore ajouter à ces sujets variés, les funérailles d'Adonis, la punition de Lycurgue, ainsi que les combats des Pygmées contre le» grues.
Je dois citer aussi quelques sujets allégoriques, par exemple, le fameui vase du Musée de Naples où l'on voit l'Amour entre deux jeunes filles, à l'une desquelles il lance une balle, + ".««v pi tkv cçtpa-* ',
sujet fréquemment reproduit sur les vases peints des derniers temps, et les vases où ta Hfort, ©ovotroî, ou bien le Songe, Ovïipoj, poursuivent des femmes.
Les peintures des vases à fîgures noires et k figures rouges du cinquième au troisième siècle environ avant notre ère ont, en général, été
1. tlillingen, Ancienl unett. momtm, pi. xii. — Étile dfs monwnftils cëramogrnphique», t. IV, pi. tu.
exécutées sous T influence de la poésie épique; celles des temps postérieurs ont un tout autre caractère ; ces dernières compositions ont été inspirées par les poètes tragiques. Il est impossible de méconnaître cette influence ^ Ce qui vient à l'appui de cette observation, c'est toute une classe de peintures qui ont pour sujets des scènes de théâtre, la plupart du temps des parodies ou des scènes comiques et burlesques ^. Les masques grotesques des personnages et leur accoutrement ne laissent subsister aucun doute sur l'intention qui a présidé à ces sortes de compositions, auxquelles se rattachent aussi des scènes où l'on voit des tours de force et d'adresse, des jongleries '. Un vase à sujet comique porte l'inscription SarUia (c'est-à-dire Avzii/A/^^) , en caractères osques, tracée auprès d'un esclave*.
Tous les vases à sujets comiques ont été trouvés dans les tombeaux de l'Âpulie et de la Lucanie^ quelques-uns dans la Campanie, et d'autres à Leontini, en Sicile. On se rappellera à cette occasion les farces ou pièces burlesques, nommées fXuoxeç, à Tarente* et les Atellanes des Osques •.
Je Fai déjà dit plus haut, plus on avance vers l'époque de la décadence, plus les signatures des artistes deviennent rares. En effet, on ne connaît que les trois noms d^AstéaSy de Python et de Lasimos'^^ sur les vases des derniers temps. Astéas a signé une scène comique où l'on voit une parodie du mythe de Procuste '•
4. Voir Otto JahD^ Beschreibung der Vasensammlung h'ônig Ludwigs in der Pinakothek zu Mûnchen, p. ccxxv et suiv.
t. Voir Wiescler, Denkmœler des Buhnenwesens, Gœttingen, 4854, in-folio. — Annales de Vlnst, arch, t. XXV, pL A-E; t. XXXI, pL N. — Monumenls inédits de Vlnst, arch, i, IV, pi. xii; t. Vf et VII^ pi. xxxv. — PaQofka, Arch, Zeitung, 4848,
pi. III-V.
3. Tischbein, Vases de HamiUon^ 1. 1, pi. lx, édition de Florence et de Paris. — Minen'ini, Bull. arch. Nap. V, p. 94, et suiv. et pi. vi.
4. Panofka, Cabinet Pourtalès, pi. ix. — Wieseler, Denkmàler des Bàhnenwesens, pi. IX, n* 40.