‹ Études sur les vases peintsChapitre 68 sur 72 · Supra, p · texte numérisé non relu

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2. Monuments inédits de l'Inst, arch. l. II, pL vui. — Cat. Durand^ n° 251.

3. Mon. iîiéd. de l'/nst, arch. t II, pL ix. — Cat. Beugnot, n* 53.

4. Dennis, Elruria, planche du titre du t. II. — Sam. Birch, Uistory of ancient potlery, t. II, p. 218. •— Arch. Zeitung, 1863, pi. clxxx.

5. Micall, Mon. ined., pi. XXXVIII. — Cf. Cat. Durand, n° 377.

6. Bult. de rinst. arch. 4846^ p. 105. — II. le comte Cooestabile vient de publier à Florence un vase étrusque du plus grand intérêt, à figures jaunes sur fond noir et où Ton voit d'un côté Hercule enfant, qui étrangle les serpents envoies par Junon pour le faire périr, et de Tautre Priam qui vient implorer fa pitié d'Achille el racheter le corps de son fils.

un noiribre considérable d'exemplaires, tous décorés d'an sujet identique, chose inconnue dans les vases de fabrique grecque.

Tous les vases étrusques à figures jaunes ou rouges, d'une teinte claire ou foncée, portent les signes de la décadence. L'œil le moins exercé s'en aperçoit; ce ne sont pas des compositions inventées [Rir les Étrusques, l'imitation d'un autre art s'y voit de la manière la plus évidente.

Une autre classe de vases à figures rouges, superposées sur l'émail ou la couverte noire et avec des contours grossièrement tracés au poin^n,

appartient à un art italiote de la décadence ; les sujets sont grecs, mais l'exécution annonce une manière étrangère. Les teintes sont d'un rouge dur, les traits gravés sont faits avec négligence, les détails sont rehaussés de blanc. A ces signes, on reconnaît de suite la deniière époque de la fabrication des vases.

Parmi les derniers vases fabriqués dans l'Italie méridionale, on doil ranger les vases noirs à ornements blancs et rouges violacés, montrant des lêlcs, des masques scéniques, et la plupart du temps de simples

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guirlandes de pampres ou de lierre; rarement on y voit des figures en pied. On trouve aussi de ces vases dans VÉtrurie méridionale, et on ni*a montré un petit vase de cette espèce qu'on m'a assuré avoir été trouvé en Bavière, dans les environs de Munich. M. Samuel Birch * a publié un très-élégant canthare de cette espèce, trouvé à Milo. Quelques vases de petite dimension , appartenant à cette classe , portent des inscriptions latines. Des raisons paléographiques leur assignent le cinquième siècle de Rome (environ 300 à 260 ans av. J.-C), époque à laquelle i'Étnirie méridionale était déjà tout à fait latinisée *.

A quelle époque a cessé la fabrication des vases peints? On se pose naturellement cette question. Les archéologues qui se sont occupés de la céramographie s'accordent tous à reconnaître que chez les Romains il n'y a pas eu de fabriques de vases peints. Les Romains n'ont pas pratiqué cet art dont on trouve des traces chez tous les peuples de race hellénique. En présence de ce fait qui ne peut être mis en doute, en examinant le style des vases de la décadence, les ornements qui les couvrent, en étudiant les sujets et les inscriptions, plus on réfléchit et plus on est convaincu que les limites de cette fabrication ne peuvent guère se rapprocher plus près de notre ère que d'environ deux siècles. En l'an 568 de Rome, 186 ans avant Jésus-Christ, le sénat romain rendit un édit très-sévère contre la célébration des Bacchanales, à cause des scènes scandaleuses auxquelles ces fêtes donnaient lieu. Cet édit fut gravé sur une table de bronze qui existe encore et qui est conservée aujourd'hui au musée impérial de Vienne. Quand on Ht dans Tite-Live ' le récit des événements qui donnèrent lieu au senatus-consulte contre les Bacchanales, on s* aperçoit aisément que sous le masque religieux se cachait une formidable conspiration politique qui dut inquiéter le sénat et pro-

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