MlCROPHRYS RICORNüTLS
(PI. XIV, fîg. 2, 3 et 4.)
Pisa bicornuta, Latreiile, Encyclopédie, t. X, p. ih\.
Pisa bicorna, Gibbes, On ihe Carcinolog. coll. in lhe United States ( Proceed . of the Amer. Assoc. for advanc. oj science, p. 170, i85o).
Pericera bicorna, Mitne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 337.
Milnia bicornuta, Slimpson, Notes on North American Crustacea (Armais of the Lyceum uf natural history of New York, t. VII, p. 5i, i85o).
Smith, Notice of the Crustacea collected by prof. Hartt on the coasts of Brazil ( Trans . of Connecticut Academy , t. Il, irc partie, p. 1).
Pericera bicornis , de Saussure, Crustacés du Mexique et des Antilles, p. 19, fi g. 3.
Pisa Galibica , Schramm et Isis Desbonne, Crustacés de la Guadeloupe , p. 18, 1867.
Pisa pur pur ea , Schramm et Isis Desbonne, op. cit. p. (8.
Cette espèce est extrêmement commune sur les côtes de la Floride, du Mexique, des Antilles, et se trouve même au Brésil (àDesterro); elle semble représenter dans ces régions la Pisa letraodon de nos côtes. La carapace est peu poilue, mais élargie en arrière et beaucoup plus allongée que chez le Microphrys Weddellii. Toutes les parties saillantes des régions sont couvertes de tubercules arrondis. Il existe sur le lobe branchial postérieur une petite épine dirigée en dehors. Le front est formé de deux cornes plus longues et moins divergentes que dans l’espèce précédente. De même que chez celle-ci,
ZOOLOGIE DU MEXIQUE
la tigellc mobile des antennes externes est insérée à découvert entre la pointe frontale et une épine saillante et un peu relevée qui prolonge 1 article basilaire des antennes. Le bord sourcilier ne porte pas d’épines. Les bords laléro-antérieurs sont inermes et arrondis. Les pattes antérieures du mâle sont longues et moins fortes que celles du M. Weddellii. Le bras est surmonté de quelques tubercules pointus. Les pattes ambulatoires sont grêles et généralement dépourvues de granulations.
La couleur de celte espèce est d’un brun jaunâtre.
Le Microphrys bicornutus est susceptible de certaines variations qui résident principalement dans l’écartement plus ou moins grand des cornes rostrales ou dans le nombre des tubercules qui couvrent la carapace. Quelquefois, les cornes rostrales sont peu écartées et leur extrémité est tournée légèrement en dedans. C est d après un individu de cette nature, dont je donne ici la figure1, qu’Isis Desbonne avait établi sa Pisa purpurea ; dans cette variété, les tubercules sont bien marqués. La Pisa galibica 2 du même auteur n’est qu’un Microphrys bicornutus à cornes frontales droites et divergentes et à tubercules peu accusés. Ces différences autoriseraient peut-être la création de types spécifiques nouveaux, si elles n’étaient pas reliées les unes aux autres par des transitions insensibles. On rencontre, en effet , tous les passages de lune à l’autre forme.
Je n’ai pu trouver aucune différence entre la Pcricera bicornis de M. de Saussure et la P. bicornuta de Latreille; c’est évidemment une espèce qui doit disparaître de nos listes carcinologiques.
Le Microphrys bicornutus n'atteint jamais une taille considérable. Les plus grands individus présentent les dimensions suivantes :
Largeur de la carapace, 0,029.
Longueur, 0,087.