Libinia rhomboidea
Haie Slreets, Notice oj sortie Crustacea oj the genus Libinia ( Proceedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia, 1870, p. io5).
Je n’ai pas eu l’occasion d’observer celle espèce, mais, d’après les caractères que M. Haie Slreets lui assigne, je ne pense pas qu’elle puisse être distinguée de la Libinia dubia; elle ne me paraît en être qu’une variété à épines plus développées, et, d’après ce que j’ai eu l’occasion de dire précédemment, on sait qu’on peut trouver non-seulement tous les passages d’une forme à l’autre, mais encore des exemplaires dont un des côtés de la carapace est plus épineux que l’autre. On pourra d’ailleurs juger si ce rapprochement est fondé, en consultant la description de la Libinia rhomboidea donnée par M. Haie Streets, et que je reproduis ici.
Carapace presque circulaire. Régions distinctes. Celles qui occupent la ligne médiane du corps, aplaties. Six épines petites, mais aiguës, sur la région gastrique; cinq disposées transversalement sur la partie antérieure; les deux externes et la médiane sont les plus grandes et placées sur la même ligne; les deux intermédiaires sont plus petites et situées un peu en avant des autres. Une épine occupe la partie postérieure de la région gastrique. Toutes les épines des régions centrales sont petites. Région gemtale quadrilatère et portant une petite épine; une autre épine sur la région cardiaque et une sui la région intestinale. Sur la partie postérieure de la région cardiaque se voit une élévation qui présente une dépression a son sommet. Quatre epines grandes et aiguës existent sur la rémon branchiale, indépendamment de celles du boid Inteial, ces dei — nières sont placées de façon h circonscrire un espace rhomboïdal. Région hépatique pourvue d’une épine proéminente. Le bord latéral est armé de cinq épines. Celles-ci, ainsique l’hépatique, sont situées suivant un demi-cercle presque parfait. Au-dessous de la rangée latérale et en avant sont deux épines proéminentes.
Une épine saillante prolonge l’angle interne de l’œil; une autre plus petite se voit au canthus externe. Antennes externes cylindriques. Une épine est située sur leur bord externe et une autre au-dessous, dirigée en bas.
Le rostre 11’est pas si large que celui de la Libinia dubia. Ses branches sont moins divergentes, les dents étant dirigées presque directement en avant et horizontalement.
l’on n’avait pas sous les yeux tous les passages de 1 une de ces formes à l’autre, on les rapporterait certainement à deux espèces différentes.
Le Muséum possède une Libinia provenant de Desterro (Brésil), dont la carapace est beaucoup plus bombée que chez la L. spinosa; et, bien qu’elle soit jeune, la région
gastrique est presque lisse, les tubercules cardiaques y sont à peine visibles, et ceux de la région branchiale sont très-petits. Les épines latérales sont très-courtes et luberculiformes. J’ai désigné celte espèce sous le nom de Libinia gibbosa.
ZOOLOGIE DE MEXIQUE
Les pattes antérieures sont courtes et granuleuses. Une courte épine existe à la base du bras. La première paire de pattes ambulatoires est une fois et demie aussi longue fjue le corps.
Longueur du corps, 0,09.
Habite la mer des Antilles. (Musée de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie.)
La collection de l’Académie de Philadelphie possède aussi un exemplaire unique ressemblant beaucoup au précédent; et, ne pouvant observer une série d’individus de la même forme, M.Hale Streets hésite à le considérer comme appartenant à une espèce nouvelle. Les principales différences sont les suivantes : Les régions de la ligne médiane du corps sont moins déprimées. La rangée transversale des épines placées en avant de la région gastrique sont arrangées un peu différemment. Les deux latérales de chaque côté sont placées sur une ligne droite, tandis que celle du milieu est un peu en arrière; les pointes du rostre sont plus divergentes et renflées à leur extrémité. La première paire de pattes ambulatoires n’est qu’un peu plus grande que le corps.
Longueur du corps, o,o63.
Habite la mer des Antilles.
Si cette espèce est distincte des espèces déjà connues, M. Haie Streets propose de la nommer Libinia injlata.
Genre NIBÏLIA ( nov . g en.
Herbstia, Schramm et Isis Desbonne, Crustacés de la Guadeloupe, 1867, p. 17.
Dans ce genre, la carapace est pyriforme, très-bombée, plus longue que large. Le rostre se bifurque et se termine par deux cornes légèrement divergentes. L’angle orbitaire interne et supérieur se prolonge en une pointe. Le bord sourcilier est armé d’une épine; une fissure étroite sépare le bord sous-orbitaire de l’article basilaire des antennes externes; celui-ci est long, prolongé en dehors et en avant par une épine. Le deuxième article s’insère sur les côtés du rostre; il est long et cylindrique. Le troisième article des pattes-mâchoires externes, ou mérognathe, est profondément échancré en dedans pour l’insertion du palpe.
Les pattes delà première paire sont beaucoup plus longues que les autres. La pince est grande et presque cylindrique; les doigts ne sont pas terminés en cuiller, ils sont en contact dans toute leur étendue. Les pattes ambulatoires de la
CRUSTACÉS PODOPHTHALM AIRES.
première paire sont beaucoup plus longues que les autres. Les doigts sont inermes en dessous. L’abdomen du mâle se compose de sept articles.
Ce genre relie les Libinies aux Herbstics. Le rostre, quoique plus long, est construit sur le même plan que dans le premier de ces genres. Les pattes et les pièces de la bouche sont disposées de même; mais la carapace est beaucoup plus étroite, et la région antenno-orbitaire présente beaucoup de rapport avec ce qui existe chez les Herbsties.
Nibilïa erinacea.